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La ratification du protocole sur les règles d’origine est en cours

La 4e réunion du groupe consultatif sur le renforcement du commerce intra-OCI s’est tenue mardi dernier à Marrakech, l’occasion pour le Maroc de finaliser les dernières démarches pour la ratification des protocoles sur le schéma du tarif préférentiel pour le SPC/OCI (PRETAS) et celui sur les règles d’origine.

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Selon Abdelkader Amara, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, le volume des échanges intra-OCI reste malheureusement faible et ne représente que 17% du total des échanges extérieurs des pays,

Intervenant mardi dernier à Marrakech lors de la 4e réunion du groupe consultatif sur le renforcement du commerce intra-OCI (Organisation de la coopération islamique), Abdelkader Amara, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies a annoncé que le Royaume du Maroc était en train  « de finaliser les dernières démarches pour la ratification des protocoles sur le schéma du tarif préférentiel pour le SPC/OCI (PRETAS) et celui sur les règles d’origine. Le nouveau ministre a, par la même occasion, invité les autres pays membres à renforcer davantage les relations commerciales et à développer plus de partenariats en vue de la concrétisation du grand projet de création d’une zone de libre-échange.

Libéralisation des échanges extérieurs

La ratification desdits protocoles s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la politique de libéralisation des échanges extérieurs, mise en place depuis les années 1980 ; une stratégie qui vise, entre autres, la diversification des moteurs de croissance. Cependant, sur le terrain, on note que pratiquement tous les accords de libre-échange signés par le Maroc enregistrent des soldes commerciaux déficitaires. Sachant que la création d’une zone de libre-échange intra-OCI n’est encore qu’un objectif, notre pays a totalisé au terme de l’année 2010 un volume d’échanges commerciaux avec les pays islamiques, de l’ordre de 8,8 milliards de dollars, soit presque 20%, objectif fixé par le plan décennal de l’organisation islamique. Les réalisations du Maroc prennent alors une longueur d’avance sur celles des autres membres. Mais selon Amara, le volume des échanges intra-OCI reste malheureusement faible et ne représente que 17% du total des échanges extérieurs des pays, au moment où les exportations des partenaires islamiques ne forment que 15% de leur volume global, soit 1,12% du total des exportations mondiales. Plus encore, l’essentiel de ces exportations (72%) est concentré principalement au niveau de dix pays.

Manque de cohérence et problèmes d’intégration

A fin juin 2011, le total des échanges s’est élevé à 18,12%, selon le Centre islamique pour le développement du commerce. Un chiffre qui en dit long sur le manque de « cohérence et les problèmes d’intégration », pour reprendre les termes de David Luk, représentant du PNUD. Ajoutant que chaque pays a ses propres motivations, en fonction de ses arrangements et de ses engagements. L’expert pense en effet aux choix géostratégiques et géo-économiques des confrères islamiques suivant leurs positionnements géographiques et les relations qu’ils entretiennent avec leurs voisins, à l’instar du Maroc et de l’Union européenne.

Opportunité à saisir

Mais ce qui donnera toute sa force à la feuille de route de l’Organisation de la Conférence Islamique, qui envisage d’atteindre 20% du volume global des échanges intra-OCI à l’horizon 2015, ce sont « les nouvelles donnes politiques à l’échelle régionale », selon Amara. A ses yeux, il faut voir dans ce nouveau contexte de crise mondiale, une opportunité à saisir pour davantage d’intégration, plutôt qu’un appel à se recroqueviller sur soi et à se réfugier dans le protectionnisme économique. D’autant plus que la compétitivité des économies islamiques est entachée de plusieurs points faibles comme celui de la diversification des produits, sans oublier aussi le coût élevé des facteurs de production. Le ministre pointe également du doigt l’incohérence et l’inefficacité des modèles de promotion et de commercialisation en ligne, avec la multiplication des intervenants et le manque de ressources humaines et financières. L’heure est donc à la mise en place d’une vision globale, mais qui soit dotée de moyens suffisants. A ce titre, le ministre insiste sur la nécessité de déployer plus d’efforts en matière d’appui financier par les Etats membres. Sur le seul chapitre de l’assurance à l´exportation, Abdel Rahman Taha, PDG de la societe d’Assurance des Investissements et des Crédits à l’Exportation (SIACE), fait remarquer que le total intra-OCI ne dépasse pas les 15 milliards de dollars en 2011 ; soit presque une part de 1% à l’échelle mondiale. Le financier n’a pas manqué de lancer un appel aux Banques centrales pour soutenir les banques commerciales en vue d’étoffer plus leurs offres de produits destinés à soutenir à les exportations comme l’assurance prospection, l’assurance risque… Bien que les Banques centrales exigent de celles-ci d’avoir des provisions et des garanties solides. ◆

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