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La situation se complique au Yémen

D’intenses combats à l’arme lourde opposent depuis lundi les partisans du plus puissant chef tribal du Yémen, cheikh Sadek Al Ahmar, aux forces de l’ordre.

Depuis lundi, on compte déjà 44 morts, selon l’AFP.

Mercredi matin, de violents affrontements ont opposé les forces fidèles au président yéménite Ali Abdallah Saleh aux partisans du plus puissant chef tribal du Yémen, cheikh Sadek Al Ahmar. Des échanges de tirs ont été enregistrés dans le quartier Al Hasaba, au nord de Sanaa, la capitale yéménite. Les partisans du chef tribal ont pris le contrôle de plusieurs bâtiments et établissements publics, dont l’agence officielle de presse SABA depuis lundi. Jamais les combats n’ont été aussi violents depuis le début de la contestation fin janvier. Des tirs d’obus ont retenti mardi soir dans le secteur de la résidence de Sadek Al Ahmar, qui s’est rallié à l’opposition après le refus du président Saleh de signer l’accord de transition dimanche dernier. « La maison de cheikh Sadek Al Ahmar a été touchée par un missile. Il y a eu plusieurs morts et des blessés, dont des chefs de tribus et des médiateurs », a signalé une source tribale à l’AFP. Depuis le début des combats lundi, on compte déjà 44 morts, selon un bilan de l’agence de presse française. Quatorze soldats ont été tués et deux autres ont disparu, rapporte un communiqué du ministère de la Défense.

« La maison de cheikh Sadek Al Ahmar a été touchée par un missile. Il y a eu plusieurs morts et des blessés, dont des chefs de tribus et des médiateurs »,
selon une source tribale.

Le CCG appelle à un arrêt immédiat des violences

Ces affrontements à l’arme lourde ont obligé les habitants de la capitale à se terrer chez eux. Le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) appelle à un « arrêt immédiat » des heurts et redoute la propagation des violences à d’autres villes. Hier, le chef de la diplomatie britannique, William Hagues, a exhorté le président yéménite à entamer la transition en vue de libérer le pouvoir. Par ailleurs, compte tenu de l’enlisement de la situation, les autorités philippines ont décidé de rapatrier tous leurs ressortissants du Yémen. ◆
S.R.A.

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