Le Parlement de la Ligue arabe appelle au retrait immédiat de ses représentants alors que
le deuxième groupe des observateurs doit se rendre à Damas jeudi.
Des observateurs de la ligue arabe durant une visite à Daraa, dans le sud du pays, le 29 décembre dernier.
Décidément, il ne manquait plus que ça. Alors que la Syrie continue de diviser le Conseil de sécurité de l’ONU, l’organisation panarabe qui faisait encore subsister un peu d’espoir quant à une solution à la crise se laisse, à son tour, gagner par des divergences. En effet, le Parlement de la Ligue arabe, qui s’est réuni le 1er janvier, a appelé au retrait immédiat des observateurs en mission sur le sol syrien. Le président de l’organe consultatif de l’organisation, Salem al-Diqbassi, a estimé que la présence des observateurs n’a pas changé grand-chose aux tueries du régime. « Les agissements du régime sont une violation claire du protocole arabe qui prévoit de protéger le peuple syrien. Nous assistons à une escalade de la violence, davantage de personnes sont tuées y compris des enfants et tout cela en présence des observateurs », a-t-il déclaré.
Cette prise de position intervient alors que la deuxième vague des observateurs devant poursuivre les enquêtes sur les nombreuses exactions commises par les forces de sécurité fidèles à Bachar al-Assad doit se rendre dans le pays jeudi. Cette position rejoint également les multiples craintes des opposants syriens qui avaient estimé au début de la mission que Damas avait accepté le protocole arabe pour atténuer l’ampleur de ses crimes vis-à-vis de l’opinion internationale et non pour trouver une réelle sortie de crise. Mohammed al-Dabi, le Général soudanais qui dirige la mission depuis la semaine passée, n’a, jusque-là, fait que des déclarations rassurantes sur la situation après avoir visité de nombreuses villes. Tout porte à croire donc que des divergences semblent naître au sein de l’organisation.
Poursuite de la répression
Sur le terrain, ce Nouvel an n’a pas été de toute quiétude pour le peuple syrien. Un enfant de 7 ans a été tué à Hama au centre du pays par des tirs des forces de sécurité qui visaient la voiture de son père, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Quatre autres civils ont été tués à Homs par les milices pro-régime. D’après l’OSDH, vingt manifestants ont été également blessés dans la province de Damas dimanche. Dans la ville d’Alep, jusque -là peu touchée par la contestation, des jeunes ont crié des slogans de soutien aux villes rebelles de Homs et Deraa. « Assad est l’ennemi de Dieu. Nouvel an sans fer ni chaînes. Nous souhaitons une bonne année aux frères chrétiens. Vive la Syrie libre », ont-ils scandé . À Idleb au nord-ouest, des centaines de personnes ont assisté à un feu d’artifice, portant des flambeaux et chantant en faveur de « l’unité nationale et de la fraternité islamo-chrétienne et pour la liberté ». « Le monde entier accueille le Nouvel an par des feux d’artifice, en Syrie nous l’accueillons par des balles et des chars. La Syrie va bien sans Bachar, sans les chabbiha et sans les observateurs », ont crié les manifestants de Daël, une ville proche de Deraa, bastion de la contestation. « Le peuple veut le départ de l’assassin » scandaient les contestataires de Zabadani, à 50 km de Damas. Selon l’ONU, la répression orchestrée par le régime syrien depuis la mi-mars a déjà fait plus de 5 000 morts.
Paralysie
Par ailleurs, on espère vivement que les cinq pays dont le Maroc, le Togo, le Guatemala, l’Azerbaïdjan et le Pakistan qui ont fait leur entrée au Conseil de sécurité, présidé par l’Afrique du Sud durant ce mois, vont pouvoir peser de leur poids pour trouver un compris entre les quinze membres de l’instance. Mais la tâche ne sera pas facile dans la mesure où la position sud- africaine est déjà bien tranchée. Pretoria s’aligne sur la Russie et la Chine et semble donc vouloir s’opposer jusqu’au bout à toute résolution condamnant la barbarie de Bachar al-Assad. L’Afrique du Sud, tout comme beaucoup d’autres pays, reproche à l’ONU d’avoir outrepassé les bornes en Libye lors du conflit entre la rébellion et le régime de Mouammar Kadhafi. Cependant, la communauté internationale ne doit pas oublier que sa paralysie, vis-à-vis de Damas, est en train de coûter la vie à des dizaines de Syriens innocents tous les jours. ◆





les révoltes arabes en 2011 des punitions d’ALLAH en 2012 aux Rois et Présidents arabes d’appliquer la charia islamique pour éviter la disparition de leurs pays et leurs palais par des ouragans tsunamis volcans séismes guerre civil et d’autres punitions d’ALLAH et les pays qui ont des relation avec israél ne seront pas épargner par ces punitions d’ALLAH