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Le bac est fini, et après?

Les 14, 15, et 16 juin derniers se déroulait l’épreuve ultime du lycéen marocain, justifiant à elle seule toutes ces années de travail, ces heures de sommeil perdues à réviser des matières parfois incompréhensibles, incompatibles avec sa propre vision du monde. Mais après un été de détente typique d’après bac, on peut se demander ce [...]

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Les 14, 15, et 16 juin derniers se déroulait l’épreuve ultime du lycéen marocain, justifiant à elle seule toutes ces années de travail, ces heures de sommeil perdues à réviser des matières parfois incompréhensibles, incompatibles avec sa propre vision du monde. Mais après un été de détente typique d’après bac, on peut se demander ce qui nous attend…

Le public manque de qualité
Au Maroc hélas, pas grand-chose. En effet, l’enseignement supérieur public ne jouit pas encore totalement d’une image positive auprès des bacheliers, malgré certains efforts notables dans le bon sens. De plus, il est caractérisé par un manque d’homogénéité flagrant quant à la qualité de l’enseignement. Si certaines universités de médecine, de pharmacie, voire même certaines prépas gardent une bonne réputation, elles sont malheureusement l’exception qui confirme la règle.

Le privé est un business du savoir
L’enseignement supérieur privé ne fait pas beaucoup mieux. De nombreuses écoles privées s’engouffrent dans le vide laissé par l’enseignement public. Vantant un enseignement dynamique et hors du commun, elles promettent la réussite de tous. On voit alors les pires vices de mercantilisation du savoir à l’œuvre : éducation trop chère, trop laxiste, niveau très contestable. Le savoir est devenu un business très lucratif dans notre pays.  Certaines écoles se démarquent néanmoins par leur intégrité, mais comme les institutions d’enseignement publique citées plus haut, leur accessibilité est moindre: trop sélectives, trop chères, trop hermétiques pour la plupart.

L’alternative de l’étranger
Face à ce dilemme auquel fait face le bachelier moyen, la France, pays voisin et à l’influence culturelle très importante, reste toujours une alternative de choix. Mais on peut se demander pour combien de temps encore, car après un quinquennat toujours à la limite de la xénophobie, son image a pris un mauvais coup, enrichissant ainsi l’attractivité de pôles étudiants moins important traditionnellement : Canada, Londres…  Dans tous les cas, les plus instruits et les plus méritants d’entre nous partent, et pourraient bien ne pas revenir. ◆ (Yassine A.F.)

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