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Le nouveau gouvernement divise le FLN

Le nouveau gouvernement ne fait pas l’unanimité au sein du parti au pouvoir (FLN). Plusieurs cadres du parti considèrent la composition de cette nouvelle équipe comme une «gifle ».

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Abdelaziz Belkhadem, patron du FLN.

Le nouveau gouvernement dirigé par Abdelmalek Sellal ne semble pas faire l’unanimité au sein du FLN (Front de Libération Nationale, parti au pouvoir), qui a largement remporté les législatives du 10 mai. Même si le patron du parti, Abdelaziz Belkhadem, qui a dû céder son fauteuil à cette nouvelle équipe, a fini par exprimer son soutien au Premier ministre, il n’en demeure pas moins qu’au sein de la formation, la composition de ce nouveau gouvernement fait des mécontents. « On rassure l’opinion publique. On soutient, on dirige et on contrôle le gouvernement. Nous y sommes présents en force et nous sommes sereins quant à son approche et son programme identique à la volonté et aux directives du président de la République », a déclaré Abdelaziz Belkadem en début de semaine. En revanche, pour nombre de responsables du FLN, qui s’attendaient notamment à bénéficier de porte feuilles ministériels, la composition de cette nouvelle équipe est une « gifle pour le parti ».  « La nouvelle composition du gouvernement ne répond à aucune règle. On fait des élections législatives. Le FLN remporte la majorité. La moindre des choses était de respecter les résultats. On aurait dû mettre des gens du FLN, députés ou non », a déclaré Abdelwahid Bouabdellah, député du FLN cité par la presse algérienne.

Boycott

Par ailleurs, le Front pour la Justice et le développement de Abdallah Djaballah envisage de boycotter les élections locales du 29 novembre. « Après une longue et profonde discussion au sein des instances du parti, nous avons décidé de boycotter les locales », a déclaré le leader du FJD mardi à Alger. Accusant le pouvoir de vouloir contrer tout changement, Abdallah Djaballah a justifié la décision de son parti par « le refus des autorités de créer un véritable changement politique dans le pays ».  « Les élections en Algérie sont un moyen, parmi tant d’autres, pour légitimer le pouvoir en place, fabriquer une majorité politique et garder la mainmise sur la gestion des institutions politiques », a-t-il affirmé.  Selon lui, l’opposition souhaite que l’organisation des élections soit désormais confiée à une instance indépendante en vue de  mettre fin au monopole de l’État sur cette opération.

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