Selon le HCP, les prix industriels des produits minéraux non métalliques dont le ciment ont affiché une progression de 4,9% entre les mois de novembre et octobre derniers.
La consommation du ciment a gagné 9,25% pour s’établir à 1,24 million de tonnes , alors que la production a dépassé le total des 21 millions de tonnes
Les prix de l’industrie des ciments ont enregistré au cours du mois de novembre dernier comparativement à celui d’avant une hausse significative. C’est du moins ce qui ressort de la dernière note mensuelle du Haut commissariat au plan (HCP) relative à l’indice des prix à la production. En effet, la «fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» dont le ciment a affiché une progression de 4,9%. Cette correction à la hausse traduit le jeu d’équilibre entre une offre marquant une surproduction et une demande en voie de redressement.
Programme ambitieux du logement social
Selon les chiffres du ministère de l’habitat, à fin novembre 2011, la consommation du ciment a gagné 9,25% pour s’établir à 1, 24 million de tonnes en comparaison annuelle. Sur un an, la consommation a atteint le volume de 14,59 millions de tonnes renfermant le mouvement correctionnel du marché. Au moment où la production a dépassé le total des 21 millions de tonnes en 2011 contre 18 millions de tonnes en 2008. Une telle appréciation trouve son fondement dans la relance par le gouvernement du programme ambitieux du logement social. Une mesure qui arrive à temps, d’autant plus que la crise économique mondiale a touché de plein fouet le secteur de l’immobilier surtout le moyen et haut standings.
Toujours selon le HCP, la hausse des prix du ciment informe sur l’augmentation observée de façon générale au niveau du secteur industriel marocain. L’institution de Lahlimi note que cette hausse  de 1,2% dans le secteur des «industries manufacturières» résulte notamment « de la hausse de 3,2% dans le «raffinage de pétrole», de 2,9% dans la «fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» dont le ciment avec 4,9%, de 1,6% dans l’«industrie du caoutchouc et des plastiques» et de 0,1% dans l’«industrie chimique ». En revanche, les secteurs des industries extractives et de la production et distribution d’électricité et d’eau ont annoncé une stagnation. ◆
m.m.





