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Finances

17 janvier 2012

Le secteur bancaire de nouveau dans l’expectative ?

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L’année en cours ne sera probablement pas celle du secteur bancaire. C’est du moins ce qui ressort de l’annuel boursier publié par les analystes de BMCE Capital Bourse (BKB). Selon ces derniers: « 2012 pourrait être marquée par un tassement de l’activité bancaire notamment eu égard à une conjoncture économique internationale défavorable pouvant plomber l’activité des principaux [...]

Le taux de couverture a fortement baissé chez Société Générale à -19 %, le CIH à -9,52 % et Crédit du Maroc à -4,7 %.

Le taux de couverture a fortement baissé chez Société Générale à -19 %, le CIH à -9,52 % et Crédit du Maroc à -4,7 %.

L’année en cours ne sera probablement pas celle du secteur bancaire. C’est du moins ce qui ressort de l’annuel boursier publié par les analystes de BMCE Capital Bourse (BKB). Selon ces derniers: « 2012 pourrait être marquée par un tassement de l’activité bancaire notamment eu égard à une conjoncture économique internationale défavorable pouvant plomber l’activité des principaux partenaires économiques, l’asséchement des liquidités exerçant une pression sur le coût des ressources et la poursuite du provisionnement face à la montée des risques ». Par ailleurs, cet impact pourrait ne pas être aussi considérable. En effet, les analystes estiment que les investissements émanant des pays du Golfe, de près de 20 milliards DH, ainsi que la probable cession de 15 à 20 % du capital d’Attijariwafa bank, pourraient détendre la pression sur les liquidités et redynamiser les projets d’investissement. De même l’entrée en vigueur de Bâle III ne devrait, a priori, pas avoir d’impact en termes de recapitalisation, pour la simple et unique raison que les banques sont tenues de respecter un ratio minimum de solvabilité de 12 % et un niveau minimum du tiers one de 9 %, contre 7 % au niveau de Bâle III. Les analystes soulignent également « la montée d’un gouvernement à prédominance islamiste au pouvoir qui pourrait attiser l’intérêt des banques islamiques à s’implanter au Maroc. L’échiquier bancaire se retrouverait ainsi remodelé avec l’arrivée de nouveaux entrants ».  Côté réalisations, l’année 2011 n’a pas été de tout repos. La pression sur les liquidités a fait fléchir le taux de croissance de la distribution (7% à fin octobre 2011 contre 8,1% un an auparavant) et a parallèlement poussé les banques à solliciter Bank Al-Maghrib pour combler un déficit de trésorerie de 29 milliards de DH à la fin du troisième trimestre 2011, soit 7,4 milliards de DH de plus que le trimestre précédent. Ce ralentissement de l’activité s’est également accompagné d’une légère dégradation de la qualité des engagements au terme des 10 premiers mois de l’année 2011, avec une augmentation de 30 points de base du taux de contentieux à 5,32%, constatent les analystes. En outre, le taux de couverture a perdu 3,39 points pour se situer à 68,39%, passant ainsi au- dessous de la barre des 70% . Cette baisse est l’apanage du repli important du taux de couverture notamment chez Société Générale à -19%, le CIH à -9,52% et Crédit du Maroc à -4,7%.

2012 pourrait être marquée par un tassement de l’activité bancaire notamment dans une conjoncture économique internationale défavorable.

Deux valeurs pour 2012

Dans ce sillage, les analystes de BKB ne retiennent que deux valeurs bancaires à recommander aux investisseurs. Il s’agit d’Attijariwafa bank et de la BCP, pondérées à hauteur de 5% chacune dans le portefeuille constitué par ces analystes et dit défensif en ces temps de crise. Ils tablent pour la première sur une hausse de 9,3% du produit net bancaire (PNB) en 2011 à 16 milliards DH et un résultat net part du groupe (RNPG) de 4,6 milliards DH en progression de 13,1%. L’année 2012, devrait connaître un accroissement du PNB de 8,2% à 17,3 milliards DH et du RNPG de 7,9% à 5 milliards DH. Pour ce qui est de la BCP, elle devrait réaliser un PNB de 10,6 milliards DH et un RNPG de 1,9 milliards DH en 2011. En 2012, le PNB serait de 11,6 milliards DH et le RNPG de 2,2 milliards DH. Par ailleurs, les analystes attirent l’attention des investisseurs sur une éventuelle montée du risque, notamment au niveau des BPR, qui pourrait être constatée chez la BCP tout en précisant que cette dernière a d’ores et déjà constitué des provisions importantes, dont une provision pour risques et charges de 800 millions DH comptabilisée au premier semestre de 2011. A la lumière de ces prévisions, BKB fixe le cours cible d’Attijariwafa bank à 380 DH correspondant à un PER de 15,8 fois les bénéfices en 2011 et de 14,6 fois les bénéfices en 2012. La BCP, quant à elle, voit son cours cible fixé à 225 DH correspondant à 18,5 fois les bénéfices en 2011 et 15,8 fois les bénéfices en 2012. Les recommandations quant à elles sont respectivement à conserver et à accumuler. Autrement dit, le titre Attijariwafa bank pourrait générer un gain total compris entre 0 et 10 % de son cours actuel à horizon d’un an. BCP, de son côté, pourrait générer un gain total compris entre 10 et 20%.◆




 
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