Les favoris entrent en jeu
Après le match Portugal-République Tchèque, hier, c’est au tour de la National Manshaft de se mesurer à la Grèce dans une rencontre où les Allemands partent favoris. Ensuite, l’Espagne affrontera une France fébrile mais qui a toujours su éliminer les matadors lors les grands rendez-vous.
Une vraie fête footbalistique attend le public à l’occasion des quarts de finale de la Coupe d’Europe des Nations. Des rencontres à couper le souffle qui auront lieu jusqu’au dimanche avec l’affiche phare de ce tour : Espagne-France.
Quatre ans après
Nul ne doute que l’Espagne et l’Allemagne sont les principaux favoris de cette édition. Après la finale qui les a opposés lors de l’Euro 2008, tout porte à croire que les deux formations sont sur la bonne voie afin de réitérer l’histoire et se revoir en finale quatre ans après une victoire espagnol. Statistiquement parlant, les Allemands ont une longueur d’avance et semblent bien préparés pour prendre leur revanche. Efficace, homogène et réaliste, la National Manshaft a fait parler de sa puissance dès l’entame de la compétition, étant donné que c’est la seule équipe qui a pu décrocher trois victoires durant la phase de poule. De plus, les hommes de Joachim Löw totalisent une série de 14 victoires consécutives en compétition, un record national, et comptent continuer sur leur lancée en quart de finale contre la Grèce, aujourd’hui à Gdansk. Autre élément qui favorise la donne des Allemands, leur palmarès plus que parfait contre la Grèce en remportant toutes les rencontres qui les ont mis aux prises, ainsi que les 4 victoires consécutives en quart de finale de la Coupe d’Europe depuis sa nouvelle formule en 1996.
Un peu d’histoire
L’histoire joue aussi un rôle dans la rencontre France-Espagne, qui aura lieu samedi au Donbass Arena à Donetsk. Le rapport de force est en faveur de l’Espagne, certes, mais depuis la Coupe d’Europe en 1984, la Roja n’a jamais goutté à la victoire face aux Bleus. Deux défaites et un seul nul font de la France la bête noire des Espagnols. La dernière défaite en Coupe d’Europe remonte au 25 Juin, à l’occasion de l’Euro 2000 organisé aux Pays-Bas et en Bélgique. Zinedine Zidane avait ouvert le score sur un magnifique coup-franc à la demi-heure de jeu, avant l’égalisation de Gaizka Mendieta quelques minutes après sur un penalty. A une minute de la fin de la première période, Youri Djorkaeff redonne l’avantage en marquant le deuxième but pour la France. Mais ce qu’on retiendra de cette rencontre après 12 ans, c’est le penalty raté par Raul Gonzalez, à la 90e minute. Iker Casillas, 19 ans à ce jour, était sur le banc de touche et demeure le seul joueur ayant pris part à cette rencontre qui sera présent ce samedi.
Bras de fer
Le dernier match programmé pour ces quarts mettra aux prises l’Italie et l’Angleterre dans la deuxième affiche phare de ce tour après France-Espagne. On assistera à un bras de fer entre les deux formations qui adoptent un système de jeu totalement disparate. Aux dernières nouvelles, le défenseur italien Giorgio Chiellini sera forfait à cause d’une déchirure à la cuisse gauche. Chiellini, dont la préparation à l’Euro avait été perturbée par une blessure à un mollet, devrait être remplacé par Leonardo Bonucci contre l’Angleterre… ◆


