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Les fondateurs d’Al Oumma en colère

Les militants du parti Al Oumma sont en colère. L’Intérieur a, pour la deuxième fois, transféré le dossier de constitution de parti politique à la justice administrative.

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Mohamed Merouani s’indigne contre le transfert, pour la seconde fois, du dossier de reconstitution du parti Al Oumma à la justice.

Alors qu’en mars, le leader du parti Al Oumma Mohamed Merouani, se réjouissait de l’octroi de la part du ministère de l’Intérieur du récépissé de dossier, une première étape avant la reconstitution de leur parti, le parti Al Oumma vient de fondre d’un communiqué dans lequel il s’indigne contre le transfert, pour la seconde fois, du dossier à la justice administrative. Dans un communiqué publié sur leur site internet, les fondateurs du parti islamiste modéré « condamnent la décision du ministère de l’Intérieur de transférer le dossier de constitution de parti politique à la justice administrative pour la seconde fois, considérant que les justifications du ministère de l’Intérieur sont fragiles et que sa décision est politique», peut-on lire sur le communiqué. Pour les militants du parti, il n’y a pas de doute, la décision est d’abord politique, considèrant que le département de Mohand Laenser « démontre l’approche caractérisée par l’interdiction et l’entrave de la constitution de leur parti ».

Benkirane « doit prendre ses responsabilités »

Le parti, considéré par les observateurs comme islamiste à tendance sociale, avait déposé pour la première fois sa demande de constitution de parti le 21 mars 2012. Le lendemain Al Oumma avait reçu le récépissé de dépôt, tandis que le ministère de l’Intérieur avait transféré une première fois le dossier à la justice administrative le 14 mai. Seulement voilà, l’Intérieur vient de le transférer une deuxième fois à la justice administrative, ce que le parti considère comme une fuite en avant. En colère, les fondateurs du parti et à leur tête Mohammed Merouani réclament « au Chef du gouvernement et au ministre de la Justice et des libertés de prendre leurs responsabilités », stipule le communiqué. Pour eux, cette décision est une « preuve de plus de la volonté des pouvoirs publics de continuer leur politique répressive ».

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