Le Front pour la justice et le développement (FJD) n’entend pas rester en marge de la vague islamiste qui a envahi le Maghreb suite aux révolutions arabes. Ils mettent d’ores et déjà en garde contre des fraudes lors de la prochaine élection législative en mai.
Cheikh Abdallah Djaballah, le chef du Front pour la Justice et le Développement : « Si des fraudes sont commises lors des prochaines élections, cela constituera un puissant facteur pour pousser les gens vers l’explosion ».
Alors que, le scrutin législatif qui devrait se tenir en mai s’approche à grands pas, les islamistes algériens se veulent confiants. Ils n’entendent surtout pas être l’exception dans le Maghreb au moment où la vague islamiste a envahi toute la région suite aux révolutions arabes. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’ils mettent d’ores et déjà en garde contre toute tentative de fraude de la part des autorités algériennes en vue de les empêcher à atteindre la gloire, comme c’est le cas au Maroc, en Tunisie et en Égypte. « Nous espérons que nous pourrons évoluer pacifiquement vers un système démocratique. Mais si des fraudes sont commises lors des prochaines élections, cela constituera un puissant facteur pour pousser les gens vers l’explosion » a prévenu cheikh Abdallah Djaballah, le chef du Front pour la Justice et le Développement (FJD), des islamistes modérés.
Affrontements
Il a notamment appelé le pouvoir à ne pas « répéter les erreurs du passé en truquant les élections législatives ». « Nous espérons qu’il n’y aura pas de fraudes, mais si c’est le cas, alors nous déciderons ce que nous devrons faire », a-t-il ajouté. Convaincu de la force de frappe de son parti, Abdallah Djaballah semble très optimiste quant à l’issue de ces élections. « Le courant islamiste a remporté toutes les élections auxquelles il a participé en Algérie. Si nous avons gagné par le passé, pourquoi ne serions-nous pas vainqueurs aujourd’hui sachant que les conditions sont désormais plus favorables ? », a-t-il déclaré faisant allusion aux différentes réformes entamées par le pouvoir en vue d’apaiser les esprits suite au nombreuses revendications populaires observées ces derniers mois. Par ailleurs, des affrontements ont opposé forces de l’ordre et protestataires, mardi, dans la périphérie d’Alger. Ils étaient plusieurs centaines à manifester pour dénoncer le laxisme de la justice après le meurtre d’un habitant de Cheraga, une banlieue à quelque 10 km de la capitale, lorsque les heurts ont commencé. Les hommes en uniforme ont fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Selon un journaliste de Reuters, les protestataires ont aussi fait usage de pierres et de cocktails Molotov.◆




