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Les Italiens crient au Biscotto

Un match nul (2-2) contre l’Irlande aujourd’hui éliminerait l’Italie. Une situation que la Nazionale a connue en 2004.

Italie

La Squadra avait déjà connu ce sort en 2004. Mais pour l’instant, Cesare Prandelli et ses joueurs ne veulent pas croire à un éventuel arrangement.

Un nul 2-2 serait un cauchemar pour les Italiens. Si les Espagnols et Croates s’arrangeraient pour que leur match à 19H45 se termine avec ce score, l’Italie sera éliminé. Le résultat aurait le mérite de qualifier les deux autres équipes dans ce groupe C. L’Italie crierait alors au complot. La Squadra avait déjà connu ce sort en 2004. Mais pour l’instant, Cesare Prandelli et ses joueurs ne veulent pas croire à un éventuel arrangement. L’Italien a déclaré que « Je ne souscris pas à ce genre de pensées. Je pense que tous les matchs se jouent à la régulière ». Le milieu de terrain, Claudio Marchisio dit également « ne pas croire à un 2-2 ». Malgré cette confiance apparente, les Italiens ont l’impression de vivre un mauvais remake de l’Euro 2004. Comment oublier les larmes d’Antonio Cassano, persuadé d’avoir envoyé son équipe en quart de finale après son but contre la Bulgarie ? Sauf qu’au même instant, la Suède arrache un match nul 2-2 contre le Danemark. À l’époque, le président de la Fédération italienne, Franco Carrero, avait hurlé au complot nordique. « Il n’y aucun doute que la façon dont le Danemark et la Suède ont joué démontre que les deux équipes se sont arrangées ». Présent à l’époque, Gianluigi Buffon doute encore de ce résultat. « En 2004, c’était deux équipes de niveau moyen qui avaient une occasion de se qualifier. Là, nous parlons d’une équipe très forte (Croatie) et de la meilleure équipe du monde (Espagne), ce n’est pas pareil, ce sont des grands champions.»

Biscotto

« Le retour du cauchemar de la biscotte », titrait la Gazzetta dello sport. « Avec un 2-2 entre l’Espagne et la Croatie, nous sommes dehors », soulignait le journal Gazetto dello Sport. L’Italie a peur d’un nul de complaisance, qu’elle appelle le « biscotto » (la combine/ l’arrangement), entre l’Espagne et la Croatie lundi, qui l’éliminerait de l’Euro 2012, se référant à une situation similaire vécue à l’édition 2004. L’Italie totalise 2 points après 2 matches, après son nul 1-1 jeudi contre la Croatie, une situation inconfortable. Selon le sélectionneur Cesare Prandelli, l’Italie n’a plus tout à fait son destin en mains. La dernière conférence de presse espagnole, samedi, devrait plutôt rassurer les supporters italiens. En effet, une victoire assure en effet au tenant du titre la première place. Or, l’Espagne la désire pour éviter de croiser la route de l’équipe de France. « De nos adversaires potentiels, c’est l’équipe la plus forte », vante l’attaquant Alvaro Negredo qui précise aussi « que 2-2 n’est pas non plus un résultat improbable au foot ». Moins diplomates, les Croates ne veulent même pas entendre parler des doutes italiens.◆

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