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L’Europe au centre des débats du G20

Le sommet du G20 s’ouvre aujourd’hui à Los Cabos au Mexique. La crise de la dette en Europe devrait dominer les débats de cette grand-messe des 20 pays les plus industrialisés de la planète qui va s’achever demain.

G20

Le président mexicain, Felipe Calderon, prononçant un discours samedi en prélude du sommet du G20 qui se tient lundi et mardi à Los Cabos au Mexique.

Le sommet des 20 pays les plus riches de la planète s’ouvre aujourd’hui à Los Cabos au Mexique. Bien que de nombreuses préoccupations sont inscrites à l’ordre du jour, la crise de la dette qui frappe actuellement l’Europe avec des répercussions significatives sur l’économie mondiale devrait se faire la part du lion lors des discussions.  Et comme par coincidence, ce sommet se tient également au lendemain du scrutin législatif en Grèce dont l’issue jouera sur la monnaie unique. Et le chef d’État mexicain Felipe Calderon dont le pays accueille le sommet, a déjà annoncé les couleurs. « Je m’attends à ce que les principales économies de la planète offrent que les 430 milliards de dollars promis pour stopper la progression de la crise en Europe », a-t-il déclaré devant la presse samedi. Les négociations qui vont ponctuer la grand-messe des pays les plus industrialisés du monde risquent de passer dans une ambiance houleuse.

L’Afrique aussi

« Les pays de la zone euro doivent davantage avoir à l’esprit le fait qu’ils sont dans le même bateau et comprendre que  personne ne s’en sortira sain et sauf si le navire sombre dans de graves tempêtes économiques », a indiqué, samedi, l’agence officielle Chine nouvelle. L’ancien patron de la Banque mondiale Robert Zoellick a d’ailleurs appelé les Européens à unir davantage leurs voix afin de « régler leurs problèmes en concertation et non dans l’opposition », allusion faite aux désaccords entre la chancelière allemande, Angela Merkel, et le nouveau président français, François Hollande. Mais même si l’Europe va dominer les débats, d’autres sujets importants s’inscriront également dans les discussions pendant ces deux jours. Il s’agit notamment des enjeux du développement durable, de la déforestation qui touche la planète dans son ensemble, et entre autres, des répercussions de la crise mondiale sur l’Afrique. À cet effet, le président en exercice de l’Union d’Africaine(UA), le chef d’État béninois, Yayi Boni, a été invité à prendre part aux discussions. ◆

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