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L’Istiqlal prêt pour le grand lifting

Après une réunion préparatoire du congrès national, tenue samedi dernier, le PI vient de lancer ses congrès régionaux pour désigner les congressistes et les membres du conseil national qui trancheront sur la question de la succession à Abbas El Fassi.

Abbas-El-fassi

Abdelouahed El Fassi, fils de Allal El Fassi, pourrait succéder à l’actuel SG à la tête de l’Istiqlal.

Jour J-24. Le Parti de l’Istiqlal accélère les préparatifs de la tenue de son congrès national prévu du 29 juin au 1er juillet, à Rabat. L’événement promet un tournant dans la vie du parti vieux de 76 ans déjà, puisqu’il est question de régénérer ses structures et de choisir celui ou celle qui portera le mieux le flambeau du leader. Sur ce point, il n’y a toujours pas de candidature officielle pour la succession à Abbas El Fassi, mais Abdelouahed El Fassi semble avoir toutes ses chances.

L’enfant prodige du grand leader

« C’est un homme serein, calme, doté d’un sens régulateur. Il suscite un grand respect auprès de l’ensemble des Istiqlaliens », assure ce responsable du parti. Le seul problème qui se pose reste l’image que pourrait dégager le PI à l’extérieur, si le fils du fondateur de l’Istiqlal prend les rênes du parti. « L’unique point négatif sera de croire qu’au sein de notre parti, la succession prend une forme d’héritage familiale, même si le candidat est bon. Et cette image auprès des citoyens ne sera pas positive pour le parti », met en garde ce responsable. Alors, qui sera le prochain leader du PI ? Les congressistes en décideront dans trois semaines. En attendant, c’est le choix des participants à ce congrès national qui se joue actuellement, sur le plan régional. Au lendemain de la réunion du comité préparatoire de l’événement en question, tenue samedi dernier, le parti a lancé ses congrès préfectoraux à travers les 85 villes où il est représenté. Une étape décisive durant laquelle seront élus les congressistes (près de 5 000) et plus particulièrement les membres du conseil national (entre 600 et 700) devront trancher dans la grande question de succession.

La mission régionale

« Durant la réunion préparatoire, nous avons fixé les critères d’éligibilité pour ce qui est de l’élection des membres du conseil national, l’équivalent du Parlement au sein du parti, afin que nous ayons une bonne composition qualitative », affirme un membre du comité central du PI. Entre autres critères, le PI impose l’ancienneté du militant, son respect des principes, mais aussi sa cote de popularité et sa crédibilité. « Dans ce processus, la présence régionale du parti requiert une grande importance, car sur la liste des critères d’éligibilité s’ajoutent aussi le nombre de sections représentant le PI dans chaque région et celui des voix récoltées à l’issue des élections », tient à souligner ce membre du comité central. La mission des congrès régionaux s’annonce difficile d’autant que l’ordre du jour concernera également la discussion des projets soumis par les commissions. « Sur les 14 commissions que compte le parti, 9 ont déjà présenté leurs projets alors que les 5 restants le seront durant ces 3 semaines qui restent », annonce ce responsable du PI annonçant la volonté de ce dernier de s’engager dans un processus de renouvellement radical, à tous les niveaux. Et parmi ces derniers, la mise en place progressive de la parité par l’augmentation du quota des femmes, qui passe de 20 à 33 % au sein du PI. La part des jeunes de moins de 40 ans connaîtra la même tendance, franchissant les 20 %.

Un espace de débat

Le fond comme la forme devront subir un lifting nécessaire à l’accompagnement de la transition démocratique que vit le Maroc. Les projets des commissions, qui alimenteront le programme du parti, sont discutés en ce moment au sein des congrès nationaux, avant d’être soumis au final au congrès national qui les validera. Mais au delà, le parti veut également devenir un espace de débat autour des sujets d’actualité. « Nous avons discuté au cours de la réunion préparatoire du congrès national du dossier du Sahara et des dernières évolutions suite au retrait de la confiance de l’envoyé spécial, et nous comptons organiser plusieurs ateliers et séminaires, avec la participation d’experts sur différents sujets », affirme cette source. Le PI devra ainsi organiser 5 ou 6 ateliers sur, entre autres, la situation du « petit Fellah » et la relecture du social dans la politique publique. Des rencontres qui seront ouvertes au grand public, dans une volonté d’asseoir l’approche participative. ◆

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