L’Italie dans le dernier carré
Après la séance des tirs au but, l’Italie s’est qualifiée pour les demi-finales et affrontera l’Allemagne qui aura une revanche à prendre, six ans après son élimination des demi-finales de la Coupe du Monde 2006.
C’est sans doute le plus beau match disputé lors des quarts de finale de l’Euro. Anglais et Italiens partageaient tant de choses que lors de leur rencontre à ce stade du tournoi, il semblait difficile de les départager. Avec une préparation perturbée, des joueurs clés manquants à l’appel, puis une moyenne d’âge de 27 ans, les paris et spéculations sur l’issue de ce match étaient plus ou moins risqués. Mais, finalement, c’est l’Italie qui l’emporte après une domination incontestée durant les 120 minutes de jeu, mais qui ne s’est concrétisée qu’après avoir franchi la séance des tirs aux buts. Une qualification logique pour les Italiens qui retrouveront, jeudi à Varsovie, la redoutable Allemagne.
Prudence exagérée
Pourtant, les deux équipes sont parties sur de bonnes bases. Les Italiens seront d’ailleurs les premiers à visiter les cages de Joe Hart à la 3e minute. Bénéficiant d’une passe en retrait de Marchisio, Daniele De Rossi prend son temps pour s’illustrer dans une belle reprise du pied gauche qui finit sur le poteau droit de Joe Hart. Les Anglais riposteront sur le champ avec un bel enchaînement conclu par un centre de Milner vers Glen Johnson, en manque de chance face à Buffon, qui sauve in extremis ses filets d’un premier but anglais. Ce seront les deux franches occasions à signaler lors des dix premières minutes de la rencontre, puisque les deux formations, surtout pour les Anglais, tenteront de préserver leur cages en tout premier. Malgré le peu de spectacle des Italiens, les Three Lions brillent par leur défense bien en place et leur prudence exagérée. A la demi-heure de jeu, Balotelli arrive à percer les deux rangées de quatre défenseurs mais manque sa touche finale, en ratant ses deux face à face avec le portier anglais avant la fin de la première partie. Le public vivra le même scénario en deuxième période avec une Angleterre extrêmement prudente avec huit joueurs placés dans le compartiment défensif, puis un duo Rooney-Wellbeck à l’affût des rarissimes occasions. Menés par un magicien, malgré ses 33 ans, les Italiens doivent toute leur réussite à Andrea Pirlo, qui a gagné son duel face au grand Steven Gerard, sans doute l’un des meilleurs joueurs de cette édition de l’Euro. Les italiens dominent en deuxième période, en prolongations, mais n’arrivent pas à marquer face aux anglais, qui espéraient une qualification avec moins d’efforts, en poussant leurs adversaires aux tirs aux buts, qui ont été pour une nouvelle fois fatals aux Anglais.
3 matchs, 3 victoires
Menée après par 2 à 1 après le tir manqué de Montolivo, la Squadra Azzura remonte au score après que les deux Ashley, Young et Cole, aient manqué leur cible. L’occasion parfaite pour Diamanti d’offrir la qualification pour son équipe.
L’Italie compte désormais trois victoires en autant de matches contre l’Angleterre en compétitions internationales après celles à l’Euro 1980, et au Mondial 1990.
Jeudi, les Italiens ne partiront pas favoris face à l’Allemagne. Néanmoins, statistiquement parlant, les Allemands ne les ont jamais battus en compétition officielle.◆
majd bouchto


