|

Visa pour Lyon pour nos mains d’or

Samedi 26 mai, s’est déroulé au Mazagan Beach le tournoi officiel des chefs TOC MAROC, qui a permis au meilleur pâtissier d’accéder à la coupe africaine et au meilleur cuisinier de décrocher le ticket pour la finale « Bocuse d’or », qui aura lieu en janvier 2013 à Lyon. Anwar Zine, chargé de la promotion Bocuse d’or Maroc, nous éclaire sur les enjeux de cet événement.

Anwar-Zine

Anwar Zine.

Pouvez-vous nous parler de cet événement ?
On est au Mazagan Beach and golf resort, où actuellement se déroule le tournoi officiel des chefs TOC MAROC. C’est le rendez-vous des meilleurs chefs marocains dans deux catégories, dont la première est la pâtisserie. Nous avons les meilleurs chefs pâtissiers qui ont démarré le 26 mai, et après ce sera au tour des meilleurs chefs cuisiniers de concourir pour pouvoir décrocher le ticket menant directement à la finale « Bocuse  d’or », qui aura lieu lors du salon Sirha en janvier 2013 à Lyon. La première compétition est une sélection nationale de pâtisserie pour accéder à la coupe d’Afrique de la pâtisserie et tenter de se qualifier à la coupe du monde de la pâtisserie.

Pourquoi cette forte présence de Français dans le jury ?
Il ne vous échappe pas que les métiers de bouches ont une domination historique, culturelle et j’allais dire de savoir-faire et d’expérience française. Et puisque les finales se déroulent à Lyon en France, nous avons voulu mettre les candidats marocains dans les mêmes conditions d’une finale. Tout a été fait exactement à l’image d’une finale de coupe du monde de pâtisserie ou « Bocuse d’or », deux évènements qui ont lieu dans le même salon Sirha à Lyon en 2013.

Est-ce lié à la grandeur de la gastronomie française ?
Il y a un acquis culturel qui fait en sorte qu’aujourd’hui les compétitions culinaires internationales sont, à la base, faites selon les standards de la cuisine française. Chaque pays essaye de défendre les recettes et surtout les produits de son terroir. On essaye de prouver au monde entier qu’on peut faire une haute cuisine, très gastronomique, basée sur les normes françaises, mais avec une touche locale qui peut passer au niveau des palais, c’est vraiment ça l’objectif.

Et l’aspect économique ?
Le premier aspect économique est lié aux professionnels du secteur. Il y a un écrémage par le haut, qui fait en sorte qu’aujourd’hui, les chefs au niveau des établissements, font des efforts pour pouvoir accéder à ce genre de concours et puis aux compétitions internationaux. Il y a un effort pour produire mieux, et attirer encore plus de consommateurs et donc créer un cycle économique.
Le deuxième effet, c’est que les partenaires présents lors de cette édition trouvent un intérêt particulier à se montrer dans ce genre d’évènement afin de pouvoir véhiculer une bonne image de leurs produits. Il y a enfin l’économie de salon. Aujourd’hui, les organisateurs de salons internationaux en la matière viennent et regardent et demain si un grand salon de gastronomie devrait se tenir à Dakar par exemple… Le savoir-faire marocain est déjà prouvé et via les accréditations internationales il s’imposera à ce pays. C’est aussi un business  extraordinaire. ◆ 

Laissez une réponse

En kiosque

Suppléments

Abonnez-vous!

Recevez nos dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception. Vous recevrez un email d'activation!