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Lydec : hausse des tarifs en vue

Depuis quelques mois,la rumeur ne cesse d’enfler. La Lydec serait en train d’étudier l’augmentation des prix des factures d’eau et d’électricité. Selon des sources proches du dossier, la décision est sur le point d’être prise, discrètement.

Lydec

L’augmentation des prix pratiqués par la Lydec est à l’étude. La décision doit être validée par le Conseil de la ville de Casablanca.

A ce jour, il n y a pas eu de hausse du prix de vente de l’électricité par l’ONE et de l’ONEP appliquée aux distributeurs au niveau national (régies publiques et délégataires) et par conséquent, en toute logique, il ne devrait pas y avoir d’augmentation des prix de l’eau et de l’électricité au niveau de la région du Grand Casablanca, tous arrondissements et communes confondues. Surtout que l’augmentation des prix des factures d’eau et d’électricité avait déjà été appliquée auparavant et avait suscité une polémique grandiose menant à son avortement.

L’augmentation risque d’atteindre 5 %

« La Lydec veut refaire ce qu’elle avait fait et risque encore une fois de le regretter. Il y a 5 ans, la décision avait été prise arbitrairement et sans consultation. On avait revendiqué et manifesté et ils ont du revoir leur décision. La Lydec a donc signé par la suite un accord avec le Conseil de la Ville de Casablanca où il a été décidé ce qui suit : augmenter le prix des factures d’eau et d’électricité dans deux cas seulement. Le premier s’il y a une augmentation générale des prix de l’eau et de l’électricité. Le deuxième cas, si le pays connaît une forte inflation. Or, nous nous retrouvons dans les deux cas de figure. », nous révèle Mustapha Rahin membre du conseil de la ville de Casablanca. Pour ce dernier, tout cela est aller trop loin et le Maroc risque une crise des plus dangereuses. « En effet, il y aura une augmentation dans les prix des factures de l’eau et de l’électricité et les responsables de la Lydec veulent jouer sur le volet de l’entretien des espaces verts, sois disant ! », poursuit Rahin. Si la Lydec a demandé plus de temps pour répondre à nos interrogations, les membres du conseil de la ville ont le chiffre sur le bout de la langue. « L’augmentation sera de 5%, soit-disant,  pour entretenir les espaces vert et les terrains de sport, chose qui ne figurait pas dans l’accord que nous avions signé avec eux. Je suis désolé, mais imaginez quelqu’un qui habite dans un quartier où il n’y a pas de d’espace vert, il sera obligé de payer plus, pour une accomodité qu’il n’a pas. C’est inadmissible », reconnaît Rahin.

Poursuites judiciaires et problèmes de paiement

Selon d’autres sources ayant requis l’anonymat, cette décision qui est en train de se prendre en catimini doit normalement passer par le conseil de la ville, plus précisément, le Comité de Suivi pour la faire voter, l’accepter ou la refuser. « Avec les augmentations dans les prix des carburants, les produits alimentaires de base, la Lydec est en train de retourner le couteau dans la plaie », s’indigne la source. La Lydec connaît par ailleurs plusieurs poursuites judiciaires et a une myriade de problème de paiement mais aussi de gestion des ressources humaines. « C’est une entreprise non citoyenne que j’ai d’ailleurs poursuivi en justice depuis bien longtemps pour beaucoup de bavure et d’injustice envers moi. Mais les responsables sont Sajid et les élus qui manquent à leur devoir envers les citoyens. Malheureusement, on ne nous a jamais appelé pour prendre notre avis. On nous appelle simplement pour les festivités, les cérémonies de bienvenue et de départ des directeurs », conclut Rahin. ◆

Un contrat de 30 ans

La dernière hausse des tarifs d’eau et d’électricité appliqués par la Lyonnaise des eaux de Casablanca remonte à novembre 2009. Cette hausse concernait les particuliers et a oscillé de 3 à 7 centimes par m3. Entré en vigueur en août 1997, le contrat de gestion déléguée fixe les termes du partenariat entre l’Autorité Délégante (Communes urbaines de Casablanca, Mohammedia et Aïn Harrouda), l’Autorité de Tutelle (Ministère de l’Intérieur) et le Délégataire (Lydec). D’une durée de 30 ans, ce contrat a fait l’objet d’un avenant signé en mai 2009, après une révision répondant aux nouveaux besoins et enjeux de l’agglomération.

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