Les autorités déléguantes viennent d’adresser à Lydec une lettre de notification lui demandant le versement de 546 millions de dirhams. Lydec refuse de payer et demande une autre expertise
Nouveau bras de fer entre la Lydec et les autorités marocaines. La Lyonnaise des eaux vient de publier un communiqué dans certains supports de presse marocains pour se défendre contre une décision des autorités. Pour rappel, en 2007, l’Autorité délégante des services publics de distribution d’électricité, d’eau potable, du service de l’assainissement liquide, délégués à Lydec, a mandaté un audit de la gestion pour la période 1997-2006. En février 2011, les rapports de cet audit ont été communiqués à Lydec par l’Autorité délégante et, selon l’auditeur, Lydec serait redevable envers d’un montant de 546 millions de dirhams sur la période 1997-2006, nous informe le communiqué. Vendredi 10 février dernier, l’Autorité déléguante a adressé à Lydec une lettre de notification lui demandant le versement de ce montant.
Le niet de Lydec
Le 10 février donc, l’Autorité déléguante a adressé à Lydec une lettre de notification lui demandant le versement de ce montant. Ce qui a déplu à Lydec. Celle-ci répond : « Pourtant, Lydec a toujours contesté le déroulement et les résultats de cet audit, en particulier à travers un dossier adressé en octobre 2011 à l’Autorité déléguante. Lydec considère que la plus grande partie des observations de l’audit porte sur des sujets antérieurement réglés dans le cadre de la révision des conditions techniques et économiques du contrat de gestion déléguée, qui a été lancée en 2006 et conclue en mai 2009 par la signature d’un avenant avec l’Autorité déléguante et l’Autorité de tutelle ». Pour ajouter qu’elle poursuivra les démarches prévues dans le cadre des dispositions du contrat de gestion déléguée, en s’appuyant sur une expertise complémentaire réalisée par un cabinet spécialisé et indépendant. Les résultats de cette expertise seront présentés à l’Autorité déléguante et à l’Autorité de tutelle.
10 ans de laisser-faire
Cette situation est nouvelle dans la mesure où l’autorité déléguante a décidé de prendre le taureau par les cornes alors que depuis 10 ans, les autorités marocaines brillaient par leur absence de contrôle et le laisser-faire qui primait sur ce dossier. Et c’est le dernier rapport de la Cour des comptes qui a fait explosé la marmite, en épinglant la Lydec sur plusieurs dysfonctionnements et des détournements. Les autorités déléguantes auront-elles gain de cause en ayant les 546 millions de dirhams exigés à la Lydec ? A suivre.. ◆





