«Le 8 mars, c’est d’abord un symbole pour la femme et pour la liberté de la femme. Mais, il ne faut pas en faire pour autant un jour de communication à la Saint Valentin». Elle a toujours les idées aussi claires que son esprit, M’Barka Bouaïda, présidente de Commission parlementaire et femme d’affaires ne mord [...]
«Le 8 mars, c’est d’abord un symbole pour la femme et pour la liberté de la femme. Mais, il ne faut pas en faire pour autant un jour de communication à la Saint Valentin». Elle a toujours les idées aussi claires que son esprit, M’Barka Bouaïda, présidente de Commission parlementaire et femme d’affaires ne mord pas à l’hameçon effet marketing. «Il faut, certes, cet effort de communication pour rappeler les combats de la femme et insister sur les obligations de la société envers elle. Il faut que ce soit surtout une occasion pour maintenir la flamme du débat et approfondir la réflexion sur la situation de la femme», estime-t-elle. Une évolution ? Oui, le Maroc en a vécu une. «Une évolution d’en haut, je précise. Car si, aujourd’hui, les femmes sont relativement présentes au Parlement, c’est grâce au roi qui a soufflé aux partis l’idée de leur consacrer une liste nationale. Si, actuellement, plus de 4.000 femmes sont élues dans les conseils locaux, c’est aussi grâce à une décision d’en haut», tient-elle à rappeler. Maintenant, pour améliorer la situation de la femme, il n’y a qu’une seule issue, aux yeux de M’Barka Bouaïda : sortir de la logique de communication marketing. «Les femmes méritent mieux et peuvent donner mieux. Il faut donc commencer par une communication globale et permanente».




