Maroc-UE : vers la concrétisation d’un ALE
Des négociations seront prochainement enclenchées pour un accord de libre-échange « complet et approfondi » entre l’Union européenne et le Maroc. Au préalable, le processus préparatoire sera finalisé.

Youssef Amrani, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération a représenté le Maroc aux travaux du 10e Conseil d’association Maroc-UE.
La déclaration finale sanctionnant les travaux du 10e Conseil d’association Maroc-UE, tenue lundi à Luxembourg, est on ne peut plus clair. « Faciliter une intégration progressive du Maroc au marché intérieur européen et approfondir les différentes négociations sectorielles déjà conclues ou en cours, notamment celles pour la libéralisation du commerce des services » tels sont les principaux soubassements de cet accord. L’UE a aussi entrepris de négocier avec le Royaume afin de conclure dans les meilleurs délais un nouveau protocole d’accord de partenariat de pêche mutuellement bénéfique entre l’entité et le Maroc. Ce dernier, pour sa part, s’est réjouit de la décision de l’UE de lancer des négociations pour la conclusion de cet accord de libre-échange complet et approfondi. Ce qui contribuera à une intégration plus poussée de son économie à celle de l’UE.
La question du Sahara, au cœur des préoccupations de l’UE
Cette 10e session a aussi constitué une occasion pour examiner le différend régional du Sahara. L’Union européenne a appelé à faire preuve de réalisme dans la question du Sahara. Dans le cadre de cette 10e session, elle a encouragé les parties concernées à œuvrer pour une solution politique durable à ce différend régional. Toujours selon elle, la collaboration avec l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU devrait se poursuivre. C’est ainsi qu’une solution pourra être trouvée. Depuis 2007, les paramètres pour le règlement de la question du Sahara, ont été définis par le Conseil de sécurité. Notamment la prééminence de l’Initiative marocaine d’autonomie, la centralité de la négociation comme seule et unique voie pour résoudre ce conflit, l’importance de la coopération pleine et entière des parties et de tous les États de la région, et l’impératif du réalisme et de l’esprit de compromis pour progresser dans les négociations, a souligné la partie marocaine. Le Maroc a aussi manifesté le désir d’utiliser les changements survenus dans le monde arabe, le rapprochement entre Rabat et Alger et la volonté de relance de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), comme tremplin dans la recherche d’une solution politique. Une solution voulue et encouragée par la communauté internationale. Un appel a été lancé, par conséquent, à l’Algérie pour permettre au Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) de conduire l’identification, le recensement et l’enregistrement des populations des camps de Tindouf, selon la Convention de Genève de 1951 et son protocole, et à la résolution 1979 (2011) du Conseil de sécurité.◆

