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Médias

Le cahier des charges du ministère de la Communication a fait couler beaucoup d’encre et suscité de nombreuses réactions. L’enjeu est suffisamment important pour les professionnels mais aussi pour nombre de citoyens marocains pour ne pas le laisser enfermé dans des déclarations partisanes, faciles à démonter de part et d’autre. Garder la bonne distance permet [...]

Le cahier des charges du ministère de la Communication a fait couler beaucoup d’encre et suscité de nombreuses réactions. L’enjeu est suffisamment important pour les professionnels mais aussi pour nombre de citoyens marocains pour ne pas le laisser enfermé dans des déclarations partisanes, faciles à démonter de part et d’autre. Garder la bonne distance permet de traiter les questions de fond plutôt que de s’essouffler sur des questions de forme.
Les dispositions de ce cahier des charges pourraient être catégorisées en deux. Une approche idéologique, portée par le PJD qui cherche à « moraliser » la vie publique, en accord avec le programme sur la base duquel il a accédé au pouvoir, et une approche technique qui consiste à rapprocher le pôle audiovisuel marocain de ses spectateurs en promouvant les langues les plus usitées. Le recours aux langues arabe et amazigh est logique et indiscutable, mais la relégation de la langue française,elle, est discutable. Elle relève davantage du symbolique et à ce titre, mérite que l’on s’y attarde. Le journal télévisé est parfois l’unique lien d’une certaine catégorie de nos concitoyens avec l’actualité locale. Sans oublier nos fameux MRE qui devraient patienter jusqu’au milieu de la nuit pour s’enquérir du pays. Si l’on regarde les choses positivement, ce sont 7 heures de programmes supplémentaires qui devront être produits au quotidien pour remplacer la grille actuelle. Reste à discuter des moyens disponibles pour vérifier que le pôle audiovisuel pourra gérer sa mue sans dégâts, et espérer que cette reconfiguration permettra au secteur de progresser plutôt que de sombrer dans la facilité, l’obscurantisme ou l’abêtissement des foules. Quant à la « moralisation » de nos médias, elle ne doit pas tourner à une prise en main de la société, contre son gré, de manière insidieuse et progressive. La richesse de notre pays tient à sa diversité, à la possibilité, que nous envient nombre de nos voisins, de partager l’espace public sans communauté de points de vue obligatoire. C’est là, la base de la démocratie. Fragile et qu’il faut protéger.

1 commentaire Pour “Médias”

  1. Le cas de la défunte Amina Filal relève d’un double crime bien prémidité et sans circonstances atténuante,
    le premier crime est le viol qu’elle subi et la souffrance conséquente , crime perpétré par le violeur et béni par la justice qui n’a eu aucun égard au fait que la victme est mineure, donc démunie de la volonté légale pour faire de sa personne ce qu’elle désire dans un moment de faiblesse ou de laisser un adulte abuser de son innocence et son immaturité soit par la force ou par l’arnaque, car dans tous les cas il s’agit bel et bien d’un viol que seul Dieu peut pardonner
    le second crime est son suicide devant l’atrocité insupportable de ce qui lui arrive, sa dignité étant froidement assassiné par une loi précaire et contraire aux valeur de l’islam avant celles des droits de l’humain, est perpétré par tout un système qu’il impossible de sanctionner sinon par le truchement de notre conscience collective qui doit se réveiller et quitter l’âge de pierre où nous vivons malgré nos jaguars et nos mercedes et nos beaux diplomes décrochés aux states

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