L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) veut désormais renforcer la sûreté nucléaire dans le monde. Cependant, l’idée est loin de séduire toute la communauté internationale. Au Maroc, des associations sont pour le projet gouvernemental de nucléaire local. D’autres y sont franchement opposées.
La catastrophe nucléaire au Japon a contraint bien des pays, y compris le Maroc, à se positionner vis-à-vis de cette énergie. Photo AFP
La sonnette d’alarme a été tirée, en matière de nucléaire et au niveau mondial, après la catastrophe de Fukushima. Ainsi, en marge de la dernière Assemblée générale des Nations unies à New York, il y a quelques jours, les dirigeants du monde se sont réunis pour débattre de la question.
Le président français Nicolas Sarkozy, qui n’envisage pas de sortir son pays du nucléaire, a prôné un renforcement accru de la sûreté nucléaire dans le monde. « La vraie question n’est pas ‘’nucléaire ou pas nucléaire’’ mais quelle sûreté pour le nucléaire », a-t-il estimé devant ses pairs. « La France serait prête à accepter une revue obligatoire parce que le nucléaire doit aller de pair avec le plus haut niveau de sécurité. Les exigences les plus élevées doivent être appliquées à chacun sur tous les continents. Cela doit passer par une harmonisation des standards de sûreté technique », a ajouté le chef d’État français.
Engagement des pays concernés
Compte tenu de la situation actuelle au Japon où les autorités redoutent toujours le pire, plusieurs chefs d’État et de gouvernement ont confirmé le processus amorcé par l’Agence internationale de l’énergie atomique(AIEA), qui prévoit d’établir des contrôles mutuels sur la sécurité des centrales nucléaires et la mise en place de procédures de réaction rapide en cas d’accident.
« le Maroc doit développer les énergies renouvelables, car elles sont en phase avec le développement durable et assurent également l’avenir des générations futures»
Ghizlaine Ghellab, leader du collectif « Maroc solaire, Maroc sans nucléaire »
Ce processus engage notamment les pays à accueillir des équipes internationales pour tester leurs centrales, en complément des examens nationaux. Il prévoit également la mise en place des équipes d’intervention rapide en cas d’accident, n’importe où dans le monde, et le renforcement de l’efficacité des agences nationales de régulation dans les pays concernés. Actuellement, il n’existe pas de régulations de sûreté nucléaire internationales obligatoires, on trouve seulement des recommandations de l’AIEA que les autorités régulatrices nationales sont chargées d’appliquer. « La mise en œuvre des actions proposées représenterait un pas en avant significatif », a estimé l’agence onusienne dans un communiqué. Cependant, les pays comme la Chine, les États-Unis, l’Inde et le Pakistan, tous détenteurs de centrales nucléaires, ne sont pas forcément favorables à cette nouvelle donne. Ils prônent plutôt le maintien de la souveraineté nationale concernant le nucléaire. En revanche, l’Allemagne a complètement renoncé à l’atome et se tourne dorénavant vers les énergies renouvelables.
Collectif né sur Facebook
Au Maroc, le nucléaire suscite aussi beaucoup d’inquiétude et d’interrogations depuis que le gouvernement a fait part de son ambition de doter le pays d’une centrale qui réduira sa dépendance énergétique. Plusieurs associations pro et anti-nucléaire ont, dès lors, vu le jour.
Pour les unes, il s’agit de soutenir le projet du gouvernement, compte tenu des bénéfices que peut apporter cette technologie. Pour les autres, le Maroc n’a aucun intérêt à développer le nucléaire. Ceux-là préconisent le développement des énergies renouvelables, qui contrairement à l’industrie du nucléaire, génèrent beaucoup plus d’emploi. C’est le cas de Maroc solaire, Maroc sans nucléaire, un collectif né sur Facebook et qui s’oppose farouchement au nucléaire marocain. « Nous n’avons pas besoin de cette source d’énergie au Maroc. Elle est obsolète », estime la figure de proue de ce collectif, Ghizlaine Ghellab, contactée par Le Soir échos. Elle dénonce aussi le manque de transparence dont font preuve les autorités concernées sur le dossier. « Nous devions normalement avoir un débat national sur le nucléaire au mois de juin dernier, mais les autorités n’ont pas voulu nous parler et ont tout fait pour empêcher la tenue de ce débat », déclare-t-elle. Selon Ghizlaine Ghellab, « le Maroc doit développer les énergies renouvelables, car elles sont en phase avec le développement durable et assurent également l’avenir des générations futures ».◆





Certes, le nucléaire n’est une solution parfaite pour résoudre les problèmes de la dépendance énergitique d’un pays mais reste quand même une solution efficace pour assurer sa dépendance énergitique tout en lui permettant un potentiel de développement économique satisfaisant.
Si on prend l’exemple du Maroc, le pays dispose d’une mine importante d’énergies renouvelables (solaire, hydrolique, éolien, biocarburants…) mais ces ressources d’énergie ont aussi leurs limites et leurs exploitations ne peuvent passer sans occasionner des problèmes environnementaux et sociaux (impact sur le paysage, occupation du sol, consommation d’eau, concurrence de produits agricoles nutritifs…).
l’idée donc est de combiner l’ensemble dans une politique énergitique intégrée, c à d; encourgaer les énergies renouvelables et en profiter au maximum et préparer aussi un programme nucléaire pouvant accompagner le développement économique et l’industriel du pays à moyenne termes.