L’ancien premier ministre britannique, habitué à la manipulation des foules a fait appel à de grands stratèges en communication pour orchestrer la sortie de ses mémoires. Il y revient sur ses relations tumultueuses avec son successeur, sur son admiration pour l’ancien président des Etats-Unis, présenté pour l’occasion comme « intelligent » et « idéaliste » et il revient surtout [...]
L’ancien premier ministre britannique, habitué à la manipulation des foules a fait appel à de grands stratèges en communication pour orchestrer la sortie de ses mémoires.
Il y revient sur ses relations tumultueuses avec son successeur, sur son admiration pour l’ancien président des Etats-Unis, présenté pour l’occasion comme « intelligent » et « idéaliste » et il revient surtout sur son engagement au profit de l’invasion de l’Irak.
Pour celles et ceux qui s’attendaient à des révélations, aussi minimes soient-elles, ils resteront sur leur faim. A peine l’ancien Premier ministre revient-il sur son penchant pour la boisson.
Sur l’Irak, depuis qu’il a lancé ses troupes dans ce projet de démocratie préfabriquée avec les Etats-Unis, point de remords, ni sur aucun aspect de son mandat d’ailleurs.
Nul doute que si l’ancien Premier ministre était au jury du Nobel, il se serait attribué lui-même celui de la Paix.
Les critiques, elles n’ont pas attendu son retour de Washington pour lui réserver un accueil épistolaire à la hauteur de son monument égocentrique: un livre empreint de «vanité et d’aveuglement», selon le Daily Mail (droite); exercice d’»auto-gratification», le pavé de l’ancien chef du gouvernement travailliste est «hypocrite», juge le Daily Express (droite), dans un éditorial intitulé : «Ne vous laissez pas avoir». «Le livre est un immense exercice de manipulation de la part d’un acteur né» qui veut se présenter comme un «honnête» homme. Mais c’est «trompeur», ajoute le journal: «Blair a toujours baigné dans un ego gigantesque» et «toute sa carrière politique a été un acte spectaculaire de malhonnêteté».
Nul doute que l’avocat qu’il fut a expurgé son texte de toute référence qui pourrait lui valoir de se retrouver un jour devant un tribunal pour crimes de guerre ou invasion illégale. Mais il lui reste sa conscience avec laquelle il ne doit pas être facile de s’accommoder tous les jours.




