Microsoft s’intéresse à l’e-gov
A l’initiative de Microsoft Maroc, le 1er sommet de l’e-gouvernement a vu le jour. Plusieurs centaines d’experts nationaux et internationaux ont pris place aux débats. Le point avec le DG de Microsoft Maroc, Samir Benamakhlouf.

Pour Samir Benmakhlouf, DG de Microsoft Maroc, le plan Maroc Numeric 2013 a permis le lancement de plusieurs projets mais beaucoup de choses restent à faire.
Microfost Maroc a organisé, le 20 et 21 mars derniers à Rabat, le premier événement Microsoft E-Gov Summit. Le sommet a permis de mettre en évidence les enjeux de la modernisation des services publics et a été l’occasion pour proposer des solutions afin de dynamiser le secteur et offrir des services publics centrés sur le citoyen et l’entreprise. A travers cet événement, Microsoft Maroc met à la disposition des autorités publiques son ancrage et sa connaissance des réalités socio-économiques marocaines, mais également sa large expérience d’accompagnement de la transition des nations et des gouvernements vers les services numériques centrés sur le citoyen et l’entreprise, notamment dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Pour savoir l’enjeu d’un telle manifestation, Le Soir échos a rencontré l’initiateur de l’événement Samir Benmakhlouf, DG de Microsoft Maroc.
Quels sont les objectifs de la 1e édition de Microsoft E-Gov Summit et les thèmes qui y ont été abordés ?
Je tiens à préciser, tout d’abord, que nous avons eu une très grande participation. Nous avons reçu un nombre d’experts et de professionnels au-delà de ce qu’on espérait. Cet attrait témoigne de l’intérêt de cette manifestation. Le 1er jour a connu 350 participants et 300 autres se sont déplacés le 2ème jour. Nous nous sommes penchés sur le capital humain qui doit être préparé pour le Maroc de demain, que ce soit dans le système d’éducation, dans l’enseignement supérieur ou dans la formation continue. Puis nous nous sommes intéressés à l’e-gouvernement et comment le gouvernement peut mettre en place des services centrés autour du citoyen et non pas l’inverse. D’autres sujets ont été traités, comme la technologie au service de la régionalisation et l’importance de se soucier davantage du monde rural dans ces politiques de proximité avec le citoyen, à travers des services basés sur la technologie.
Pensez-vous que ce genre de services sont réalisables et seront assimilés dans un pays où le taux d’analphabétisme est l’un des plus importants de la région et où la pauvreté sévit ?
Le fait de s’équiper en ordinateur n’est plus un frein aujourd’hui. L’informatique est devenu une nécessité et non un luxe. Vous pouvez acquérir un ordinateur à 2 000 ou 3 000 dirhams actuellement. Vous savez, nous sommes dans un monde numérique et l’information n’est plus canalisé par certaines personnes. Il faut changer nos habitudes de vie car il peut y avoir beaucoup d’avantages en exploitant des outils informatiques, pas très chers et faciles à utiliser.
Quel bilan d’étape faites-vous du plan Maroc Numeric 2013 ?
C’est un verre à moitié rempli. Il y a des choses qui ont été lancés et plusieurs initiatives entreprises comme les télédéclarations des impôts, CNSS pour les entreprises ou encore le passeport biométrique et le permis électronique, mais nous demandons toujours plus et mieux. ◆

