« Nous continuerons à soutenir le PDJ »
Demain, le parti du renouveau et de l équité (PRE),fêtera ses 10 ans d’existence et tiendra à Rabat son conseil national. Interview avec son président Chakir Achahbar.
Quels sont les points importants qui seront traités lors de la réunion de votre conseil national ?
C’est une réunion normale et annuelle du conseil. Elle vise à évaluer la période précédente et à dresser un rapport moral et financier. Elle a pour but aussi d’établir un plan d’action suite aux différentes transformation. L’année précédente était riche en événements et changement. Nous allons écouter de nouvelles propositions. Ceci dit, nous avons vécus de grandes difficultés avec l’administration du ministère de l’Intérieur qui avait refusé le nouveau nom de notre parti, qui normalement devait s’appeler désormais « le parti du peuple ». Motif : Une interprétation malhonnête de l’ancienne loi sur les partis qui n’existe plus hersement. Un autre incident nous avait fait perdre du temps, celui du logo de notre parti, spécifiquement les couleurs rose et vert pistache. On nous avait dit qu’il risquait d’y avoir similitude avec l’USFP…Enfin, cerise sur le gâteau, on nous accorde un financement extrêmement faible et inferieur aux dépenses les plus basiques du parti. Il faut souligner qu’il y a eu de l’autre côté un usage massif de l’argent lors des élections.
Nous avons aujourd’hui une nouvelle constitution et un nouveau gouvernement. Comment se positionne votre parti par rapport à cette coalition ?
Avec la coalition du centre (Mouvement démocratique et social et Al Ahd Addimocrati) dans laquelle nous faisons partie, nous avons soutenu le PJD dès qu’il a remporté les élections de 2011 et nous continuerons de le soutenir Il n’est pas sain de juger le parti aujourd’hui mais il faut dire que même s’il a apporté un nouveau souffle il lui reste beaucoup de chantier à creuser.
Quels sont les fondements de base et le projet de société, aujourd’hui, du PRE ?
Le PRE est un parti démocratique avant tout. Il prône la décentralisation de l’Etat, concernant la régionalisation, sujet évoqué en 2004. Nous sommes aussi libéral, nous défendons la l’entreprise et nous sommes bien évidement centriste car nous défendons aussi la société afin d’aspirer à une société juste et fière de ses valeurs et de faire participer les gens au développement de leur pays. Nous sommes également pour le plein emploi. Enfin, le PRE porte des valeurs humanistes.
Cela fait 10 ans que le parti existe et pourtant vous n’avez décroché que 2 sièges lors des élections précédentes. C’est dû à quoi à votre avis ?
Nous étions dans une dynamique de croissance jusqu’en 2007 où nous avions remporté 4 siège. Après, entre 2007 et 2011, il y a eu l’incrustation le champ polit de pratiques déplorables et déliquescentes. Je peux citer le phénomène de la transhumance politique, la captation des élites, le mauvais usage de l’argent et la malhonnêteté des idées. Certains politiques jouaient un double jeu, d’un côté le conservatisme et de l’autre l’opportunisme péjorative. Mais Dieu merci, le M20F est arrivé. Aujourd’hui nous revenons à un équilibre. Nous sommes confiants. Nous avons résisté et aujourd’hui nous redémarrons sur de nouvelles bases plus solides.
Que pensez-vous du cahier de charge, mis en standby, d’El Khalfi ?
Je ne vois pas pourquoi on s’éternise sur le sujet. D’ailleurs les médias ont dévié le sujet sans s’en rendre compte. Il aurait été plus plausible de parler carrément de la libéralisation du pôle publique. Ou comme la radio l’a fait, ouvrir le débat sur le pôle privé, comme l’a fait le Liban il y a plus de 20 ans. Le ministre El Khalfi, membre d’un parti conservateur, a proposé un cahier de charger qui ressemble à ces convictions et c’est compréhensible. La question qui doit être poser c’est : L’application de ce cahier de charge va-t-il augmenter ou diminuer l’audimat ? Dans tout les cas, le PRE prône la liberté, la diversité et la pluralité de l’audiovisuelle. Ca ne doit pas être la chasse gardé de certains partis en particulier.
Un dernier mot sur l’échéance électorale. Certains appellent au report …
Il y a un gouvernement sensé appliqué la loi. Cela n’existe nulle part, un pays ou tout les partis politiques sont d’accord sur une date déterminée. Ceci dit, je pense que l’Intérieur doit annoncer la date dans les normes légales et que tout le monde respecte l’échéance.


