La commission de Transparence a recommandé de geler l’adhésion du président ou de suspendre ses fonctions partisane en attendant que la justice se prononce sur cette affaire. Le sniper de Targuiste si connu pour avoir filmé des gendarmes en plein racket sur les routes a fait des émules à Midelt. Le sniper de Midelt a [...]
La commission de Transparence a recommandé de geler l’adhésion du président ou de suspendre ses fonctions partisane en attendant que la justice se prononce sur cette affaire.
Le sniper de Targuiste si connu pour avoir filmé des gendarmes en plein racket sur les routes a fait des émules à Midelt. Le sniper de Midelt a «coincé» le président du Conseil municipal, PJD, en flagrant délit de corruption. L’affaire a secoué l’establishment de la Lampe. Et pourtant au début, la formation islamiste s’est obstinément refusée de croire à l’implication de son homme dans une affaire de corruption.
Le quotidien Attajdid mentionnait, il y a quelques jours, que la vidéo montrant le président du Conseil municipal de Midelt négociant avec un entrepreneur n’était qu’un pur montage. Finalement, le PJD a fait volte-face.
…et lâche le président incriminé. La commission de Transparence a recommandé de geler l’adhésion du président ou de suspendre ses fonctions partisanes en attendant que la justice se prononce sur cette affaire.
Le PJD est un parti comme les autres. C’est le slogan scandé par les têtes d’affiche du PJD lors des législatives de 2007. Elles ne croyaient pas si bien dire. La discipline de ses cadres, autrefois un point fort de l’opération de charme du PJD, donne des signes d’essoufflements. Cette affaire de Midelt, est loin d’être un cas isolé. Fin juillet, le Conseil municipal de Tétouan a été secoué par la démission de Abdeslam Akhmache du PJD. Le Secrétariat régional de la Lampe l’avait accepté, arguant que «Le conseiller n’a pas tenu son engagement de respecter les chartes de l’élu, de l’intégrité et de la transparences», lit-on dans le communiqué publié. Une démission qui a lézardé l’image du parti qui pendant des années vantait son exception dans le paysage politique national. Fin juin, un conseiller portant les couleurs du PJD au conseil de l’arrondissement de Youssoufia à Rabat a été démis de ses fonctions sur une décision du conseil dudit arrondissement pour une affaire concernant l’intégrité et la transparence. Dans ce cas précisément, le secrétariat régional du PJD à Rabat a défendu la probité du conseiller Abdelilah
Akroudid, soulignant que la décision de le démettre était motivée par «des calculs politiciens étroits afin de porter préjudice à la réputation du parti et à la crédibilité de ses militants».
Dans cette affaire de pots de vin de Midelt, le ministère de l’Intérieur observe, jusqu’à présent, le silence. mohamed jaabouk




