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PNUD : le Maroc toujours mal classé

Même si des efforts ont été réalisés au niveau de l’indice de développement humain, le pays reste à la traîne. C ent-quatorzième (114e) sur cent soixante neuf (169) pays. Tel est le classement 2010 du Maroc dans le nouveau rapport sur le développement humain, dévoilé la semaine dernière par le Programme des Nations Unies pour [...]

Même si des efforts ont été réalisés au niveau
de l’indice de développement humain, le pays reste
à la traîne.

C

ent-quatorzième (114e) sur cent soixante neuf (169) pays. Tel est le classement 2010 du Maroc dans le nouveau rapport sur le développement humain, dévoilé la semaine dernière par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). De quoi faire de nombreux insatisfaits, et d’animer à nouveau les nombreux débats autour de la véracité de l’Indice de développement humain (IDH).

L’indice en question constitue en effet le cœur du problème, les trois indicateurs sur lesquels est basé son calcul étant jugés insuffisants de la part de nombreux experts. Le développement humain, tel que défini par le premier rapport sur le développement humain du PNUD, est «un processus d’augmentation des choix de l’individu». C’est en lisant cette définition que l’on se rend compte de l’aspect majoritairement qualitatif, et donc difficilement mesurable statistiquement, du phénomène. Ainsi, pour pouvoir l’évaluer, il s’avère indispensable de prendre en compte une multitude d’indicateurs. Ardent défenseur d’une refonte de l’indice, le Haut commissaire au plan, Ahmed Lahlimi Alami, propose des alternatives. «Il n’est pas possible de mesurer le développement sans prendre en compte la pauvreté».

Trois nouveaux indicateurs

Faisant la sourde oreille durant plusieurs années, le PNUD, dont le rapport sur le développement humain fête cette année son vingtième anniversaire, s’est enfin décidé à introduire de nouveaux indicateurs, à la demande de pays déçus de constater que leurs efforts ne soient pas visibles dans le classement annuel.

Il s’agit de l’Indice de développement humain ajusté aux inégalités (IDHI) qui prend en compte les inégalités d’accès à l’éducation, à la santé, et au revenu, l’Indice d’inégalité de genre pour mieux exposer les différences d’accès au progrès entre hommes et femmes et l’Indice de pauvreté multidimensionnelle. D’autres indicateurs autres que le revenu sont pris en compte pour identifier les populations pauvres).

Le rapport conseille dans ce sens que, nouveaux indicateurs obligent, les pays ne devraient pas comparer leur indice à ceux des années précédentes. Les compteurs sont donc aujourd’hui mis à zéro.

Dans le même rapport, le Maroc est par ailleurs cité comme exemple. En effet, il fait partie des dix pays à avoir fait le plus de progrès au niveau de l’Indice de développement humain depuis 40 ans. Au niveau du Maghreb et en termes d’IDH, le pays est cependant devancé par la Libye (53e), la Tunisie (81e) et l’Algérie (84e). La Mauritanie ferme, quant à elle, la marche régionale avec sa 136e place. s.t.b

L’Indice,
20 ans après

Créé en 1990 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’Indice de développement humain (IDH) vise à évaluer le niveau de développement d’un pays. Cette mesure statistique se fait par la combinaison de trois indicateurs : l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’instruction, et le PIB par habitant. A l’époque, il a constitué une grande avancée sur le plan de l’approche du développement, puisqu’il prenait en compte les aspects sociaux (éducation et santé). L’idée est désormais partagée par tous : l’économique ne peut pas mesurer à lui seul le niveau de développement d’un pays.

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