Positions
Depuis l’avènement du nouveau gouvernement, les caciques de l’USFP, souffrant certainement d’une amnésie salvatrice, tirent à boulets rouges contre l’équipe de Benkirane. Emportés par leur vision idéologique, ils voient dans la moindre proposition une ineptie et se découvrent une verve digne des chefs exceptionnels dont le Maroc a besoin pour faire face aux défis actuels. [...]
Depuis l’avènement du nouveau gouvernement, les caciques de l’USFP, souffrant certainement d’une amnésie salvatrice, tirent à boulets rouges contre l’équipe de Benkirane. Emportés par leur vision idéologique, ils voient dans la moindre proposition une ineptie et se découvrent une verve digne des chefs exceptionnels dont le Maroc a besoin pour faire face aux défis actuels. En tant que citoyens et démocrates, nous devrions applaudir des deux mains le courage politique de ceux qui œuvrent pour le bien du pays, sauf quand ces attaques fleurent le dénigrement systématique, a fortiori par ceux-là mêmes qui étaient encore au pouvoir au début de l’année. La question qui se pose naïvement serait : mais où étiez-vous ? Et pourquoi la qualité de votre engagement n’a laissé aucune trace de votre passage aux affaires ? La démocratie voudrait qu’ils défendent leur (maigre) bilan et qu’ils constituent une opposition constructive. La démocratie voudrait également que celles et ceux qui ont failli lors des précédentes législatures soient tenus comptables de leur action et si nécessaire écartés de l’espace public au lieu de le polluer inutilement. L’USFP, qui a incarné tant d’idéaux, est devenu un centre gériatrique de personnes qui vivent encore sur le souvenir de leur grandeur, rêvée ou réelle, mais certainement révolue. Il en va de la survie de ce parti de se renouveler et de se débarrasser de ses membres qui dévoient l’objectif initial du parti et qui contribuent au désaveu des valeurs qu’il est censé incarner. Le prochain congrès, prévu en septembre, serait une opportunité unique pour la mue qui s’impose pour ne pas que la bêtise des plus prolixes fasse sombrer tout l’édifice. En attendant, il reste à espérer qu’avant de prendre la parole, les chevaliers du verbe essaieront de produire un discours qui a du sens et non pas des idées creuses sans fondement qui ne donnent satisfaction qu’à leur auteur. La situation du pays ne permet pas le luxe de digressions inutiles. C’est donc là une question de décence, ou d’indécence…

