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Positions

Lors d’une conférence organisée cette semaine à Naples par le ministère des Affaires étrangères italien, de nombreux intervenants, du Maroc et de l’Égypte, ont été conviés pour mettre en perspective les événements qui ont secoué la rive sud de la Méditerranée depuis un peu plus d’un an et que la poésie journalistique a baptisée du [...]

Lors d’une conférence organisée cette semaine à Naples par le ministère des Affaires étrangères italien, de nombreux intervenants, du Maroc et de l’Égypte, ont été conviés pour mettre en perspective les événements qui ont secoué la rive sud de la Méditerranée depuis un peu plus d’un an et que la poésie journalistique a baptisée du nom de «printemps». Le principal constat, partagé par tous les orateurs est qu’il serait plus raisonnable de parler de transitions que de révolutions et surtout pas de printemps au vu de la fragilité des pays engagés dans des chantiers colossaux de (re)construction des institutions ou du chaos qui s’installe comme en Libye, Syrie, Soudan etc. Ce qui était intéressant lors de ces échanges était la convergence des positions italo-européennes sur la nécessité d’accompagner les peuples du Maghreb dans ce processus de démocratisation pour des raisons morales mais aussi plus prosaïquement dans l’intérêt de tous les pays de la région, des deux rives. La question de la formation et de l’éducation ont été au centre de ces échanges avec un appel à un plus grand brassage et une circulation plus facile des étudiants dans le cadre de programmes d’échanges. L’intérêt de ce genre de rassemblements est qu’il exprime la volonté de vivre ensemble, sans pour autant se fondre dans un moule identitaire unique, de partager cet espace qu’est la Méditerranée de façon équitable et de promouvoir les valeurs qui nous unissent en respectant la diversité des cultures et des points de vue. S’il était une seule leçon à tirer de cette année de révoltes, de crises et d’aspirations à la dignité, ce serait celle de l’émergence du peuple en tant qu’acteur de son destin. Acteur positif qui a besoin de voir émerger un cadre d’expression démocratique de ses attentes, sans tomber ni dans le populisme ni dans aucun extrémisme, religieux, politique ou autre. La diversité des orateurs présents, obédience religieuse ou laïque est le reflet de nos sociétés. Elle doit donc être protégée pour maintenir notre cohésion sociale et ne pas entraver notre route vers la démocratie.

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