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Printemps

L’administration Obama a décidé de concrétiser son soutien aux soulèvements qu’ont connus les pays arabes, en proposant un nouveau fonds de 770 millions de dollars sur le Budget 2013. L’objectif est d’accompagner les réformes démocratiques dans la région. Cette proposition, qui doit être votée par le Congrès pour être validée, a peu de chances d’aboutir [...]

L’administration Obama a décidé de concrétiser son soutien aux soulèvements qu’ont connus les pays arabes, en proposant un nouveau fonds de 770 millions de dollars sur le Budget 2013. L’objectif est d’accompagner les réformes démocratiques dans la région. Cette proposition, qui doit être votée par le Congrès pour être validée, a peu de chances d’aboutir en période électorale ; mais elle va dans le bon sens. Il faut, en effet, savoir prendre la main tendue et tirer le meilleur de chaque aide, quelles que soient les intentions qui l’animent, et l’inscrire dans un cadre positif et constructif, pour que ses effets soient bénéfiques à l’ensemble des citoyens concernés. Cependant, les montants engagés – dans ce cas moins de 1 % du budget global de l’USAID, estimé à 51 milliards de dollars – ne doivent pas être l’aboutissement mais plutôt les outils pour atteindre un objectif décidé en commun avec les pays concernés. Le fameux Printemps arabe a brisé de vieilles habitudes, qui faisaient prendre des décisions sur la base de schémas théoriques, en décalage avec les attentes légitimes des peuples. Par le passé, les aides consacrées au monde arabe, qu’elles soient américaines ou européennes, n’ont pas permis aux fondamentaux de la démocratie d’émerger… de manière significative. Au contraire, elles ont aidé des systèmes corrompus à se maintenir et n’ont pu voir venir les révolutions en Tunisie, en Égypte ou ailleurs. Dans l’ordre mondial qui se profile, il est important de prendre en compte la diversité des points de vue, voire la divergence, tant qu’elle ne remet pas en cause les bases du vivre-ensemble. Depuis le début des indépendances, les sommes versées n’ont pas permis de venir à bout des préjugés et de la méconnaissance. Or, c’est de là que viennent la plupart des conflits. Et pour améliorer la connaissance mutuelle, si l’argent est utile, c’est la vision qui prime. Liberté de déplacement, échanges fréquents dans les domaines culturel et social, développement des opérations commerciales sont autant d’atouts dont l’usage améliorerait significativement la connaissance de l’autre et le respect des cultures.

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