Augmentation du SMIG, du salaire des fonctionnaires, indemnités chômage (qui ne devraient tout de même pas excéder plus de six mois ni dépasser le SMIG), impôt sur les signes extérieurs de richesse (dont on se demande selon quels critères standards il seront évalués), mise à l’index des hôpitaux, dans la foulée des cliniques, qui ne [...]
Augmentation du SMIG, du salaire des fonctionnaires, indemnités chômage (qui ne devraient tout de même pas excéder plus de six mois ni dépasser le SMIG), impôt sur les signes extérieurs de richesse (dont on se demande selon quels critères standards il seront évalués), mise à l’index des hôpitaux, dans la foulée des cliniques, qui ne seraient pas aux normes, le gouvernement met les bouchées doubles avant de remettre les clés à l’équipe issue des prochaines élections législatives.
Pourtant, à y regarder de plus près, c’est l’effet d’annonce qui semble primer. L’impôt de solidarité, par exemple, ne pourrait voir le jour qu’après l’élaboration d’une loi qui, techniquement, ne pourrait se faire dans le délai qui nous sépare des élections. Quant aux indemnités chômage, elles sont loin de voir le jour.
Bien entendu, les bonnes idées sont toujours bonnes à prendre. Or ici, les propositions ressemblent davantage à une liste de vœux pieux qu’à un programme structuré. Pourquoi faut-il attendre d’être, la valise à la main, sur le seuil de la maison pour lancer des annonces révolutionnaires ? Pourquoi ne pas s’atteler à bien terminer les chantiers entamés au lieu de lancer des promesses que le gouvernement à venir ne pourra ou ne souhaitera pas tenir, compte tenu des priorités qu’il aura déterminées ? Et surtout, comment penser que les électeurs sont dupes à ce point pour se projeter sur des chimères infondées plutôt que sur des bilans quantifiés ? Le sentiment laissé par ces agissements, en ligne avec le décalage des partis politiques depuis le début de l’année, est celui d’un divorce entre une classe dirigeante autiste et un peuple sûr de son droit, qui veut croire en des jours meilleurs, où son intelligence ne serait pas insultée de manière aussi flagrante. En se livrant à ce genre d’exercice de mauvaise communication, le gouvernement affaiblit son propre bilan, alors qu’il pourrait, avec l’humilité nécessaire, revendiquer sa part de succès et d’échecs dans ce qui a été entrepris ces dernières années. Mais pour cela, il faut s’inscrire dans la nouvelle dynamique en cours et intégrer la nouvelle donne ; ce qui semble encore faire défaut à beaucoup.




