Prospective
L’année 2012 est à nos portes, tandis que le nouveau gouvernement se fait languir… Sur la scène internationale, les différents scénarios se succèdent avec quelques constantes. D’après une étude menée par Reuters auprès d’économistes reconnus et de décideurs politiques, la crise de la zone euro durera au moins jusqu’à la fin du premier semestre, tandis [...]
L’année 2012 est à nos portes, tandis que le nouveau gouvernement se fait languir…
Sur la scène internationale, les différents scénarios se succèdent avec quelques constantes. D’après une étude menée par Reuters auprès d’économistes reconnus et de décideurs politiques, la crise de la zone euro durera au moins jusqu’à la fin du premier semestre, tandis que l’économie américaine prendra le dessus, avec une reprise constatée depuis le dernier trimestre. Au second semestre, c’est la Chine qui devrait servir de locomotive internationale, tandis que les économies du Moyen-Orient se tasseront, en partie, à cause de la baisse du prix du baril et du ralentissement attendu en Chine.
Parmi les idées avancées par Reuters, les grandes multinationales qui auront certainement la possibilité de relancer leurs investissements, pourraient être tentées par privilégier leurs pays d’origine, c’est-à-dire les USA qui sont crédités d’une perspective de croissance à 2,2%, plutôt que l’Europe, où la croissance devrait être nulle.
Posé de la sorte, le problème pour l’ensemble des acteurs, est d’arriver à maintenir ces fameux Investissements directs etrangers (IDE) en mettant en place les mesures nécessaires sur les plans législatif, douanier et financier.
Sur le plan diplomatique, une hiérarchisation concrète des problèmes devrait éviter les écueils stériles qui permettent à d’obscurs députés d’exister de manière éphémère, dans une surenchère aux conséquences qui sont souvent plus dramatiques que les causes prétendument défendues.
En conclusion, si, globalement, la crise économique que nous subissons semble plus ou moins globalement circonscrite, cela dépend surtout de l’endroit où l’on se trouve.
Au Maroc, et plus largement en Afrique du Nord, pour tirer notre épingle du jeu, nous devons faire des choix judicieux dans nos décisions à caractère économique. Encore un gros chantier pour le prochain gouvernement, qui nécessitera des arbitrages fins et une grande cohésion au niveau national.
Dans ce Maghreb qui se reconstruit et se renouvelle, une approche régionale augmenterait les chances de chaque pays de mieux affronter la période d’incertitudes qui se profile.

