Le bureau politique du Parti socialiste unifié vient de publier un communiqué où il estime que le Maroc doit d’abord reconquérir la confiance des citoyens avant d’organiser les élections législatives.
Comment le Maroc peut-il être prêt à organiser des élections alors que les revendications sociales ne sont pas prises en compte ? C’est à cette question que la réunion du bureau politique du Parti socialiste unifié (PSU) a abouti. Après avoir boycotté le référendum au sein de l’Alliance de gauche, le PSU vient d’exprimer de nouveau sa colère quant à l’après-Constitution dans un communiqué rendu public samedi soir. Le PSU y décrit sa « stupeur » et son indignation de constater que la transition démocratique annoncée n’a aucun impact réel sur l’évolution des événements. Pour lui, il est certain que le Maroc s’engage sur « une voie fausse » , remettant ainsi en question la volonté de tout changement.
L’urgence, aux yeux du PSU, réside pour le Maroc dans la nécessité de trouver une solution au boycott attendu des élections par la majorité des Marocains.
Une transition sans impact
« Où en sommes-nous des promesses d’entamer une nouvelle phase ? », s’interroge le parti pour qui le débat du moment autour des élections se limite au technique et omet le fond politique. Le parti se dit en droit de craindre que l’unilatéralisme continue à conduire le champ politique malgré lui : « Nous sommes indignés par la mise sous veilleuse rapide des défaillances enregistrées au cours du référendum (…). Nous ne comprenons pas comment des partis politiques appellent au respect de la loi et à garantir la transparence des élections alors qu’ils ne l’exigent pas pour le référendum », signale le bureau politique du PSU, persuadé que les Marocains n’ont pas été libres de voter.
L’urgence, aux yeux du PSU, réside pour le Maroc dans la nécessité de trouver une solution au boycott attendu des élections par la majorité des Marocains. « Il faut ouvrir un débat politique transparent et mettre en place des mesures afin de reconquérir la confiance des citoyens », souligne le parti tout en proposant d’organiser un colloque national réunissant les partis politiques, les syndicats, la société civile et les jeunes du 20 février.
Démocratie… à moitié
« Dans le contexte du Printemps arabe, le Maroc ne devrait pas adopter une démocratie à moitié », martèle le bureau politique du PSU. Et de préciser que le Maroc doit, bien avant les élections, apporter une preuve de sa bonne foi en libérant d’abord les détenus politiques.
Garantir la liberté d’expression et de manifester, mais aussi abolir tout type de répression et de violence contre les militants du Mouvement du 20 février en particulier, figurent également sur la liste des revendications du PSU.
Pour cette transition démocratique, toujours, le parti est intimement convaincu qu’il est temps d’abolir la loi antiterroriste et d’engager des poursuites contre les violations des droits de l’Homme enregistrées depuis l’attentat du 16 mai 2003. Ce n’est qu’ainsi, pour le PSU, que le Maroc aura guéri les plaies du passé pour enfin tracer son avenir.






Et si on confiait la gouvernance du pays successivement au PSU puis au PJD pour 6 mois chacun comme le propose Mr Benkirane : …. » juste pour essayer » … Leurs cartouches mouillees … Quitte meme dans ce laps de temps prendre le risque de subir les affres de leur ideologies respectives voire nous embourber dans des desseins ne tenant pas la route , ne serait ce que pour pretendre gagner en serenite , sachant que le Maroc n’est pas Cuba ni la Turquie et encore moins la coree du nord ou l’Iran , le Maroc est le Maroc et le Maroc avance doucement , sans tapage et sans ideologie d’importation , nos problemes seront resolus et nos maux vont guerir avec le temps , tel est mon avis … Je crois !