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Rachid Djaidani, la force tranquille

Son film Rengaine qui a mis neuf ans pour voir le jour a été récompensé à Cannes.

Rachid-Djaidani

Rachid Djaidani – Copyright Photo : Karim El Dib – www.image-k.com

Un film est un miracle. Les réalisateurs des quatre coins de la planète en savent quelque chose : Amal Kateb « On ne mourra pas », a mis huit ans à fabriquer son film, comme Darren Aronofsy avec «  lack Swan». Aujourd’hui, Rachid Djaidani, confirme encore cette réalité. Son nouveau et second film, « Rengaine », a mis neuf ans à voir le jour. Totalement autoproduit, ce film a été récompensé à Cannes par le prix Fipresci de la critique internationale pour les sections parallèles. Qui mieux que Rachid Djaidani, fruit des amours entre un père algérien et une mère soudanaise, né en banlieue parisienne, pouvait aborder la question de l’identité sous un angle brut ? L’histoire de cette romance des temps modernes avec pour toile de fond la France que certains politiques rêvent blanche, mais où ne se mêlent pas les différentes communautés, est celle de Sabrina et Dorcy. Elle est musulmane, blanche et Dorcy est chrétien et noir. Suivant la discipline et l’endurance des grands sportifs, Rachid Djaidani a été notamment, champion de boxe française, artiste touche à tout, à la fois auteur, cinéaste, scénariste, écrivain et même comédien que l’on a retrouvé sur les planches pour Peter Brook, Rachid Djaidani, poursuit ses nombreuses et différentes vies, peut-être dignes de celle d’un film.◆

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