Recrutement, quels secteurs en 2012 ?
L’année 2012 ne s’annonce pas bonne pour le marchédu recrutement. Les professionnels estiment que les recrutements qui pourront se faire concernent ceux de remplacement. Toutefois, l’automobile fera l’exception.
Savoir là où il faut postuler est dautant primordial que la nature du diplôme dont on est titulaire ou qu’on souhaiterait décrocher. Mais pour accroître ses chances d’être recruté, il est nécessaire de déposer sa demande là où il y a un grand besoin en recrutement. Selon l’indice de confiance élaboré par l’Observatoire de l’entrepreneuriat (ODE) de la BMCE, les entreprises sondées en septembre dernier et qui se sont projetées jusqu’en mars 2012, font ressortir un fort besoin affiché par les secteurs des télécommunications et du textile qui a vu une légère reprise. Par ailleurs, les secteurs des services aux entreprises et l’agro-industrie seraient ceux affichant globalement les attentes les moins ambitieuses.
Toutefois, d’après les professionnels, notamment patrons de cabinet de ressources humaines et de recrutement, plusieurs secteurs connaîtront a priori une demande importante en terme de ressources humaines. Ainsi, Saïd Bellal, directeur général de Diorh, recense, malgré le manque de visibilité quant à l’année en cours, cinq secteurs porteurs : l’automobile, l’offshoring, la distribution, l’agroalimentaire et le BTP seraient les secteurs de 2012.
De son côté Mohamed El Otmani, directeur général de LMS Organisation et RH, estime que l’année en cours serait celle du « wait and see ». En effet, « les entreprises fortement touchées par la crise, sans oublier le contexte d’invisibilité dans lequel elles évoluent. Les patrons n’ont qu’une seule ambition : préserver leurs réalisations en 2011. Dans ces conditions, il est clair que l’année en cours ne sera pas une année faste en terme de recrutement », souligne El Othmani.
De son côté Mohamed El Otmani, directeur général de LMS Organisation et RH, estime que l’année en cours serait celle du « wait and see ». En effet, « les entreprises fortement touchées par la crise, sans oublier le contexte d’invisibilité dans lequel elles évoluent. Les patrons n’ont qu’une seule ambition : préserver leurs réalisations en 2011. Dans ces conditions, il est clair que l’année en cours ne sera pas une année faste en terme de recrutement », souligne El Othmani.
« L’année en cours ne serait pas une année faste en terme de recrutement ».
Wait and see
Toutefois, en cette année, l’industrie de l’automobile pourrait être le seul secteur fortement demandeur en ressources humaines. Pour El Othmani comme pour Bellal, ce secteur a enregistré l’engagement de plusieurs entreprises dans des projets d’investissement, notamment en offshoring au niveau de Tanger Med, avec l’implantation de Renault. Ces entreprises, ayant finalisé leurs investissements, sont en phase de recruter massivement ; notamment au cours des six prochains mois, mais essentiellement pour des postes techniques. Les profils les plus recherchés concernent ainsi la qualité, la production et la maintenance ; mais en parallèle, ces entreprises demandent également des profiles en ressources humaines, en marketing, en finance et en contrôle de gestion. Par ailleurs, il s’agit surtout de profils jeunes, âgés de 30 à 35 ans et dotés d’une expérience de 10 ans. Pour ce qui est des autres secteurs, « si recrutement il y a, il s’agira de recrutement de remplacement », précise le directeur général de LMS. Bellal plus optimiste souligne que « le secteur de distribution connaît un mouvement de modernisation sans précédent. Ce mouvement naissant avec l’émergence de grands groupes aura certainement un effet d’entraînement sur le reste du secteur, engendrant ainsi plus de postes à pourvoir. L’agroalimentaire et l’offshoring demeurent des secteurs classiques. Quant au BTP la reprise devrait s’opérer soit au cours de cette année, soit en 2013, grâce notamment à la reprise des gros chantiers ». S’agissant des métiers, le directeur de Diorh souligne le fait que le Maroc s’est inscrit dans un long processus de démocratisation et donc de droit, ce qui supposerait une renaissance des métiers liés aux aspects juridiques.La communication demeure un métier essentiel pour promouvoir les produits de l’entreprise, de même que la maîtrise de l’évolution de l’entreprise rend au contrôle de gestion ses lettres de noblesse. Ce métier deviendra une fonction fondamentale. Eu égard à l’environnement actuel, la compétitivité se fera aujourd’hui en amont. Ainsi, les fonctions achats, logistique, sourcing, … sont, aujourd’hi, autant de métiers décisifs au sein de l’entreprise.
Quant à l’évolution des salaires en 2012, le DG de LMS précise qu’effets de la crise obligent, l’année en cours sera celle de correction. L’évolution euphorique faisant en sorte qu’un jeune âgé de 29 ans touche un salaire de 40 000 DH net, grâce à de multiples changements d’entreprise, ne devrait pas se reproduire. Au contraire, le retour important des Marocains résidant ou ayant étudié à l’étranger laisse envisager une stabilisation, voire une accalmie du marché.◆


