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Réponse express de l’Intérieur au parti d’Al Oumma

Après les vives critiques adressées au ministère de l’Intérieur concernant la gestion du dossier de création du projet du «parti al Oumma», le ministère a tenu, via l’agence MAP, à donner quelques précisions.

Mohamed-Marouani

Mohamed Marouani, fondateur du parti Al Oumma.

Mardi, le ministère de l’Intérieur a précisé avoir traité le dossier de la création du parti Al Oumma, tout en respectant les dispositions de la loi. « Juridiquement, il est fondé de soumettre le dossier au tribunal administratif à Rabat pour statuer sur la requête de refus d’autorisation de création après que cette démarche se soit avérée contraire aux dispositions de la loi organique no 29.11 relative aux partis politiques», lit-on dans le communiqué .

L’Intérieur se défend

Transféré deux fois à la justice administrative, le parti Al Oumma avait considéré cet agissement comme une fuite en avant et, « une entrave flagrante à la constitution du parti », pouvait-on lire sur le communiqué daté du 3 juin. Le ministère a dénoncé le contenu de ces accusations dans son communiqué repris par la MAP, surtout les accusations qui parlent d’une «logique d’exclusion politique» et de «falsification de la volonté du peuple».  Dans ce même communiqué, le ministère a souligné le fait qu’il est de son devoir de traiter équitablement les dossiers relatifs à la fondation de partis politiques, « d’autant que les considérations juridiques présentées à la justice avaient été adoptées auparavant au sujet de plaintes similaires intéressant d’autres dossiers, dont un est actuellement soumis à la procédure judiciaire, parallèlement au dossier du projet de création du parti Al Oumma »,  a signalé le ministère. Rappelons que depuis l’expression de leur désir de relancer le parti d’Al Oumma, les fondateurs du parti avaient invité le Chef du gouvernement à prendre ses responsabilités. L’attitude « récalcitrante » de l’Intérieur est pour Mohamed Marouani, le président d’Al Oumma et ses collègues, « une autre preuve de la continuité de la répression politique du pays. » ◆

Article 111 de la Constitution

C’est avec fracas qu’en 2008, Mohamed Marouani et cinq autres hommes politiques avaient été mis en prison en marge de l’affaire Belliraj. Ces arrestations avaient été suivies par l’interdiction du parti Al Oumma, dirigé par le même Marouani. Ce dernier avait bénéficié en avril 2011 de la grâce royale accordée à ceux qu’on appelait « les six détenus politiques ». Pour rappel, le parti Al Oumma est issu en majorité du Mouvement pour la Nation constitué en 1998. Les fondateurs de ce mouvement sont eux-mêmes issus en majorité de la Chabiba Islamiya qui était dirigée par Abdelkrim Moutie dans les années soixante-dix.

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