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Société

3 février 2011

Reportage : Diplômés-chômeurs : travailler ou mourir !

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2.100 chômeurs titulaires de DESA, de Masters ou de doctorat ont fait du siège de l’UMT à Rabat leur quartier général. Ils organiseront ce jeudi une conférence pour rallier le public à leur cause. Le Premier ministre leur a promis une solution d’ici le 10 février. Le Soir échos est allé à la rencontre de [...]

2.100 chômeurs titulaires de DESA, de Masters ou de doctorat ont fait du siège de l’UMT à Rabat leur quartier général. Ils organiseront ce jeudi une conférence pour rallier le public à leur cause. Le Premier ministre leur
a promis une solution d’ici le 10 février. Le Soir échos est allé à la rencontre de ces jeunes à la recherche d’un avenir.

leïla hallaoui

Rabat, siège de l’UMT. Une banderole flotte à l’entrée : «Les animateurs et animatrices de l’éducation non formelle, troisième promotion, observent une grève préventive de la faim pour revendiquer leur intégration à l’éducation nationale». Pour se distinguer des autres chômeurs qui investissent les lieux, ces grévistes portent tous un bandeau autour de la tête, à l’image des résistants dans une guerre sans merci. Ils le confirment d’ailleurs, allant jusqu’à se donner le titre de «kamikaze de la guerre contre le chômage».

Un combat sans merci

«Je n’hésiterais pas une seconde à m’immoler par le feu si cette situation persiste!», jure Adil Boughad. Son camarade, Khalid Salle, hoche la tête en signe d’approbation avant de lâcher : «Je rends un grand hommage à Mohamed Bouazizi, le martyr tunisien, et je suis tout aussi prêt à mettre le feu à mon corps s’il le faut !». Des menaces qu’ils promettent de mettre à exécution d’un jour à l’autre. Adil et Khalid sont venus de Taza pour exorciser leur colère qui, à leur sens, n’a que trop duré. Tous deux ont rejoint ce groupe de grévistes, affilié à l’UMT, pour unir leur force et organiser leur combat. «Cela fait cinq ans que nous avons obtenu notre licence en géographie et accumulé les diplômes d’informatique dans le but d’améliorer nos compétences. Ensuite, nous avons intégré le programme de l’éducation non formelle en vue d’assurer notre avenir. Mais nous nous sommes retrouvés dans une situation inverse, sans avenir», regrette Adil. «Comment ces jeunes d’à peine 30 ans peuvent-ils espérer fonder une famille, avoir des enfants, vivre comme les autres? C’est un vrai gâchis !», s’exclame Mohamed Ouâlla, un autre membre de ce groupe, un peu plus âgé. «Moi, je suis marié et père de trois filles dont la plus grande est en classe prépa. Je n’ai plus de quoi lui payer ses fournitures scolaires, ses études sont compromises à cause du chômage», s’indigne-t-il.

Les cris d’amertume se répandent comme une traînée de poudre : tous les grévistes se réunissent spontanément sur le trottoir devant le siège de l’UMT et les témoignages du ras-le-bol commencent alors à fuser de partout. «Un peu de calme, les amis ! Ne parlez pas tous à la fois !», lance sagement le porte-parole du petit comité représentant ce groupe, Mohamed Ibouâzaten. «Nous sommes 174 hommes et femmes concernés par le problème. Nous avons contribué à la réussite du plan d’urgence et de l’éducation non formelle mise en place par le ministère de l’Education nationale. Les deux premières promotions (groupes) qui nous ont précédés, près de 700 animateurs, ont été intégrés dans l’éducation primaire, conformément aux directives contenues dans la lettre n° 1578 du Premier ministre datée du 7 décembre 2007. Nous demandons simplement à bénéficier de la même chose», résume ce porte-parole très difficilement car les grévistes ne contiennent plus leur envie de crier, à l’exemple de Saïda Naciri. La jeune femme aux lunettes a fait un long voyage depuis Errachidia pour rallier ses camarades à Rabat. «L’éducation non formelle permet à des enfants déscolarisés ou en abandon scolaire de retrouver les bancs de l’école, de s’inscrire aux formations professionnelles. Nous sauvons ces enfants de la rue et nous, on nous condamne à la rue !», s’emporte-t-elle, avant de se tourner vers Adil et Khalid : «Non, on ne vous laissera pas vous immoler par le feu tous seuls, on le fera tous ensemble !». A la jeune femme, se joint une autre : Khadija Rekkad. Cette originaire de Safi se fraye un chemin dans la foule et avec une petite voix, elle révèle : «Mon ménage a été détruit pour cause de ma situation. J’ai divorcé malgré moi avec deux enfants à ma charge. Comment vais-je pouvoir assumer mes responsabilités envers eux ?». Les regards compatissants n’ont pas de réponse.

Histoire d’une déception

Ici, les récits racontent une seule et même histoire faite de déception et d’indignation ayant donné naissance à un microcosme au siège de l’UMT. Devenu le quartier général de tout diplômé chômeur, c’est aussi un passage obligé pour une éventuelle intégration à la fonction publique. «C’est ce que nous revendiquons tous ! Nous avons fait des études prolongées dans différentes disciplines pour décrocher un DESA, un Master ou un doctorat qui nous permet l’accès directement à l’échelle 11 de la fonction publique», déclare Hicham Akhzan, l’un des coordonnateurs des groupes de cadres supérieurs au chômage. Ils sont 2.100 répartis en 12 groupes dont le nombre risque d’augmenter au fil des mois à venir. «Nous avons assisté à la constitution de cinq groupes d’un seul coup au cours des six derniers mois. A mon avis, la création des masters y est pour beaucoup. Avant la réforme de l’enseignement supérieur, les nouveaux groupes de diplômés chômeurs se limitaient à deux ou trois par an», déduit ce diplômé chômeur ayant requis l’anonymat. Cette croissance impose d’abord une organisation interne. Chaque groupe dispose ainsi d’un petit comité représentatif (deux personnes), d’un secrétaire général (élu chaque trimestre) et même d’une caisse (trésorerie) pour la constitution d’un budget à utiliser en cas de besoin (du groupe pas des individus). En guise de signe distinctif, chaque groupe se reconnaît à une appellation et à la couleur du gilet que portent ses membres. Mais avant d’accéder à un groupe pour en devenir membre, le diplômé chômeur doit absolument s’inscrire. «Il doit être de nationalité marocaine, être titulaire d’un diplôme adéquat à l’échelle 11 et déposer une copie de sa carte d’identité, son CV et deux photos. Nous constituons ainsi le dossier de chacun et nous lui remettons une carte avec son nom, son numéro sur la liste et le nom du groupe auquel il adhère», explique ce coordonnateur qui est également secrétaire général de l’un des groupes les plus anciens, «Assoumoud» (la résistance), reconnaissable à sa couleur verte. Le nom de baptême de chaque groupe (Al Ittihad, Achouala, Arrabita, Al Haq…) donne l’illusion qu’il s’agit d’escadrons composant une grande armée. «Nous ne manifestons pas, nous menons une résistance pas contre l’occupation, mais contre la police», martèle ce diplômé chômeur, titulaire d’un Master en sciences politiques, avant d’ajouter : «Vous ne pouvez pas imaginer à quel point nous sommes désespérés !».

Pourtant, c’est l’espoir qui les a fait venir de toutes les régions du royaume en quête d’une affectation aux différents secteurs publics. Samir a quitté sa famille à Oujda pour rallier le groupe «Al Moustaqbal» dont il est actuellement le secrétaire général. «J’ai obtenu mon DESA en biochimie et entamé ma thèse de doctorat. Mais peu de temps après, j’ai dû laisser tomber ma thèse pour venir à Rabat. J’ai besoin d’un travail plus que d’une recherche», dit-il avec amertume. La présence et la participation effective aux manifestations est une contrainte dont les inscrits doivent s’acquitter. Et pour cause, des absences répétitives peut leur valoir d’être rayés de la liste des demandeurs d’emploi qui est soigneusement mise à jour par les coordonnateurs des groupes et remise à la Primature en vue d’un recrutement dans la fonction publique.

«Des camarades à moi de la même spécialité ont intégré le ministère de la Santé. Je ne sais pas si j’aurais la même chance», se demande Samir. Et de préciser que le critère de l’âge et de l’ancienneté du diplôme comptent énormément dans l’embauche.

La lueur d’espoir

Avec son DESA obtenu en 2004 et sa trentaine affichée, Samir espère bientôt intégrer une administration. «La Primature nous a promis, lors d’une réunion fin janvier, de nous présenter, le 10 février prochain, des solutions pour nous sortir de cette impasse. On connaîtra, à l’occasion, le nombre de postes consacrés aux diplômés chômeurs. C’est une urgence, car l’écrasante majorité d’entre nous est obligée de se débrouiller pour vivre au jour le jour. Certains s’improvisent vendeurs ambulants dans l’ancienne médina de Rabat et dans les souks, d’autres, plus chanceux, donnent des cours de soutien d’une manière discontinue. Nos conditions de vie à tous sont misérables», se lamente le secrétaire général du groupe «Al Moustaqbal». Et de poursuivre : «Nous devons économiser le peu que nous avons pour louer des petites chambres que nous partageons à trois ou quatre. Plusieurs d’entre nous n’ont même pas dix dirhams en poche et n’arrivent plus à s’acquitter de leur contribution mensuelle à la caisse». Ces caisses sont pourtant essentielles pour la bonne marche de ces groupes. Elles sont utilisées en cas d’urgence lorsque des membres des groupes se retrouvent à l’hôpital (pour des fractures, la plupart du temps) après de violents affrontement avec la police.

«La pression donne de bons résultats. Après en moyenne un à deux ans de militantisme dans ces groupes, on aboutit à un recrutement dans la fonction publique», assure Hicham, en connaissance de cause. Ainsi, 1.132 manifestants sont devenus fonctionnaires de l’Etat en 2009. Cette année, on leur accorderait 1.880 postes. «J’espère qu’on nous proposera une intégration globale. Dans mon groupe Al Ittihad, qui comptait 315 diplômés, on a pris l’an dernier près de 150 membres. Tandis que le reste a eu l’effet d’un choc. Nous nous sommes senti exclus !», confie Abdelwahed El Bouidiri, titulaire d’un DESA en sciences politiques. Pour ce dernier et pour les autres aussi, si la rencontre du 10 février aboutit à une déception, il faudra s’attendre au pire. «Ce sera la catastrophe ! Après avoir constaté la volonté affichée du gouvernement pour le dialogue, nous avons maintenu le calme depuis ces deux dernières semaines. Nous nous contentons d’organiser des marches le mardi et mercredi après-midi ainsi que le jeudi matin», affirme Hicham Akhzan. Par catastrophe, s’entend suicide peut-être collectif. Au mois de juin dernier, un membre du groupe «Al Haq» s’était aspergé d’essence sur la place de la Poste et avait craqué une allumette alors qu’il manifestait avec le reste des diplômés chômeurs. «Il était près de moi. J’ai enlevé ma veste rapidement pour empêcher les flammes de le dévorer. Il a été quand même brûlé au second degré. Il est cloué au lit aujourd’hui», regrette Hicham, tenant à souligner sa compréhension d’un geste pareil : «Nous sommes dans un état second, on dépasse le seuil du désespoir vers l’envie d’en finir. Pour nous, vivre, c’est travailler dans la fonction publique !»

Ces diplômés chômeurs estiment de leur droit de ne travailler que pour l’Etat. «Avec un doctorat en sociologie ou en arabe, je ne pense pas que les entreprises voudront de nous. Plus encore, le privé ne présente aucune garantie de stabilité. Attendre un ou deux ans avant de travailler pour toujours vaut mieux que de se faire éjecter d’un jour ou l’autre», justifie ce diplômé chômeur. En fait, son opinion est collective, elle émane d’un besoin de sécurité tout à fait légitime. Ils continueront leur résistance jusqu’à obtention de leur revendication. A Rabat, ils le savent, ils font désormais partie du quotidien des habitants depuis des années. «Les habitants ne nous aident pas trop. Ils sont peut-être bureaucratiques dans leur manière de voir les choses. Lorsque nous tentons de les joindre à notre combat, ils ne sont pas réceptifs, pour leur majorité», déplorent plusieurs des manifestants.

Alors, l’adhésion du public, ils tentent de la susciter au moyen de vidéos, de photos d’affrontements qu’ils publient notamment sur des blogs ou sur YouTube. Ils ne reculent devant rien. Quels que soient leurs moyens, pour eux, la devise est unanime : travailler ou mourir !  ◆

Le point de vue

Ahmed Lahlimi Alami
Haut Commissaire au Plan

Les indicateurs relatifs au marché du travail sont calculés sur la base des données d’une enquête permanente auprès d’un échantillon de 60.000 ménages et couvrant tout le territoire national et les différentes catégories sociales. Les définitions et concepts utilisés sont conformes aux recommandations édictées par le Bureau international du travail (BIT). Ainsi, la population en chômage est constituée de toutes les personnes en âge d’activité, non pourvues d’un emploi mais en quête d’un travail pour lequel elles sont disponibles ou qui, découragées, n’en cherchent plus. Par ailleurs, pour apprécier les mesures concernant le marché du travail, encore faudrait-il se référer à tous les indicateurs publiés avec le taux du chômage, dont notamment les taux d’emploi et de sous-emploi par secteur, par catégorie sociale, par niveau de formation et par âge, pour se faire une idée plus objective et précise de l’évolution du marché. Il faut dire, à cet égard, que notre économie a montré une certaine résilience vis-à-vis de la dernière crise économique et financière et a réalisé une croissance soutenue qui constitue le principal facteur de création d’emploi. Le taux de croissance a été de 5,6% en 2008 et de 4,9% en 2009. Le chômage a baissé de 9,6% à 9,1%. Il reste cependant élevé chez certaines catégories de la population, les jeunes et les diplômés en particulier. Du reste, nous comptons bientôt organiser un grand débat sur la question de l’emploi et de ses rapports avec la croissance et la pauvreté.

A titre de comparaison avec les pays à structures économiques comparables, le taux de chômage dans les pays émergents et en développement est en général inférieur à celui des pays développés. C’est ainsi que, selon le BIT, le taux de chômage moyen dans l’ensemble des pays développés et de l’Union européenne a été en 2009 de 8,4%, alors qu’il enregistrait 4,4% en Asie de l’Est et en Asie du Sud, 7,7% en Amérique latine et Caraïbes (8,1% au Brésil, par exemple) et 7,9% en Afrique subsaharienne.

Ceci étant, si les chiffres de l’emploi sont parfois contestés -et pas seulement au Maroc-, il faut dire que de telles contestations procèdent souvent de deux motivations, l’une est politique voire politicienne, l’autre relève d’une faible prise en compte de toute la réalité sociale et s’en tient à des perceptions subjectives.

Dans tous les cas, les données statistiques sont là et c’est la seule référence objective des analyses sérieuses et des évaluations effectuées par les organismes internationaux dont l’Organisation internationale du travail (OIT), le FMI ou la Banque Mondiale.

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres »

Interview

Mohamed Darif, politologue, analyse pour Le Soir échos l’impact des événements en Tunisie et en Egypte sur la résolution du problème des diplômés chômeurs marocains.

propos recueillis par
leïla hallaoui

Les diplômés chômeurs se disent prêts au suicide pour exprimer leur désespoir. Certains d’entre eux considèrent même que le martyr tunisien Mohamed Bouazizi est devenu le symbole de la révolution contre le chômage. Quelle lecture faites-vous de ce constat ?

Bien avant Mohamed Bouazizi, il y a eu des tentatives de s’immoler par le feu dans les rangs des chômeurs marocains. C’est un acte de désespoir extrême face auquel il est, aujourd’hui, difficile de construire une quelconque liaison entre le cas Bouazizi et le déclenchement d’une révolte chez les chômeurs. En Tunisie, il y avait énormément de problèmes d’ordre politique surtout et non pas économiques et sociaux. La révolution du Jasmin n’a pas été déclenchée par Bouazizi mais par un cumul de problèmes. En Algérie, en Mauritanie et au Maroc, les tentatives de ce genre, qui remontent à peine à quelques jours, sont liées à des raisons très différentes. Les jeunes diplômés chômeurs, qui aspirent à améliorer leur situation socioéconomique, brandissent leurs armes pour faire pression sur les autorités. Et celles-ci doivent assumer justement leur responsabilité en cherchant des solutions. Il ne faut pas faire d’amalgame entre les modèles tunisien ou égyptien et le Maroc. Ici, on n’a pas besoin que les autres se révoltent pour faire de même. Depuis 1998, avec l’arrivée du gouvernement de l’alternance, les manifestations et les sit-in sont organisés au Maroc.

Comment analysez-vous le fait que nos diplômés chômeurs revendiquent d’intégrer la fonction publique ?

Nos diplômés chômeurs ont pour unique revendication de trouver un travail. Le fait qu’ils revendiquent d’intégrer la fonction publique signifie que nos jeunes croient toujours en l’Etat et au régime en place. C’est tout à fait le contraire des Tunisiens et des Egyptiens qui mettent en cause la légitimité même du régime. Ailleurs, les régimes sont réputés être fermés, mais au Maroc, nous avons des soupapes de sécurité qui limitent les revendications à ce qui est social et économique. Aucun Marocain ne conteste la légitimité de la monarchie et tout le monde croit fermement que c’est le fondement de la stabilité du pays. C’est pourquoi on ne doit pas comparer la situation des autres pays avec la nôtre.

Les diplômés chômeurs donnent l’impression de contenir une poudrière. A quoi pourrait-on s’attendre ?

Il faut s’attendre à tout, mais je ne crois pas que la situation prendra de l’ampleur à l’instar de la Tunisie ou de l’Egypte. Il est sûr qu’il faut déployer des efforts pour améliorer la situation socioéconomique des Marocains, moraliser les pratiques publique et individuelle, promouvoir la démocratisation et dépolitiser l’administration et surtout l’Intérieur, instrument qui doit gérer les contradictions de la société. Il faut également donner suite aux recommandations de l’IER et aux rapports de la Cour des comptes qui pointent du doigt des responsables. Nous avons aussi l’omniprésence de certaines familles qui veulent reproduire le modèle Ben Ali-Trabelsi et des dérives de responsables de la police, de la gendarmerie et autres qui provoquent la population. Le Maroc a besoin de certaines mesures pour endiguer le chômage. Ces diplômés chômeurs ne sont pas nombreux et la Primature leur propose un peu plus de 1.800 postes. Quant aux chômeurs sans diplômes, eux, ils ne posent pas autant de problèmes, parce qu’ils se débrouillent. Les 40.000 associations que compte le Maroc doivent également jouer le rôle d’intermédiaire, lutter contre la précarité et la marginalisation sociale. En fait, nous avons tous les ingrédients nécessaires pour ne pas aboutir à la situation tunisienne ou égyptienne.

Les diplômés chômeurs ont remarqué que les événements en Tunisie et en Egypte ont eu l’effet d’accélérer la cadence du dialogue avec le gouvernement. Partagez-vous leur avis ?

Le 14 janvier, l’appareil sécuritaire a reçu comme instructions d’éviter de provoquer la population.

Le comportement a effectivement changé vis-à-vis des diplômés chômeurs. C’est malheureux d’avoir attendu les événements de Tunisie pour reprendre le dialogue. Vivre dans la dignité est un droit et on ne doit pas avoir besoin d’exercer une pression pour y amener à le reconnaître. Il y a une volonté actuellement de dépasser ce problème et la classe politique est consciente de cela.

Le Roi nomme des responsables pour assumer leurs responsabilités. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L’heure est venue pour résoudre le problème des diplômés chômeurs. Il ne faut pas politiser le problème du chômage maisengager un véritable dialogue. ◆





 
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6 Comments


  1. berkane

    j’aimerais bien savoir comment s’inscrire dans la liste des cadres supérieurs chomeurs, sachant que j’ai un master 2009 et j’habite à marrakech.merci de votre information.


  2. alaoui

    Merci de nous indiquer un moyen pour s’inscrire à cette liste, j’habite à marrakech, y a t il une différence entre un diplôme privé ou étatique?


  3. khalid

    salam, je suis titulaire de diplome d`ingenieur d`etat en 2002 j`aimerais bien m`inscrire dans la liste des cadres superieurs merci pour toute information


  4. fouzia oulbagri

    je pense a mourir a cause du chomage


  5. Citoyen

    J’aurais aimé que l’on pose cette question a celui dont la fille est en prépa : estimez vous monsieur, qu’a votre niveau et les efforts que vous avez fourni en FAC avec vos camarades , soit comparable en intensité et en difficultés a ce que fait votre fille aujourd’hui qui elle n’aura pas de problèmes de chomage ?


  6. mona

    j’aimerais bien savoir comment s’inscrire dans la liste des cadre des chomeurs qui ont une licence ainsi que j’habite en casablanca. merci de votre information.



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