Safi, au rythme de la musique
Du 12 au 15 jullet, la ville de Safi, berceau des cultures berbères, africaines, portugaises, accueille la deuxième édition du festival «Amwaj Assafi», rendez-vous musical incontournable qui a déjà fait vibrer plus de 60.000 safiots chaque jour lors de sa précédente édition ! L’objectif premier est le même qui celui de l’an dernier : célébrer les [...]
Du 12 au 15 jullet, la ville de Safi, berceau des cultures berbères, africaines, portugaises, accueille la deuxième édition du festival «Amwaj Assafi», rendez-vous musical incontournable qui a déjà fait vibrer plus de 60.000 safiots chaque jour lors de sa précédente édition ! L’objectif premier est le même qui celui de l’an dernier : célébrer les arts de la ville dans toute leur diversité. Faisant la part belle à la tradition musicale liée à la région, cette
manifestation culturelle réunira aussi sur sa scène de nombreuses têtes d’affiche du paysage artistique marocain. L’ouverture se fera au rythme des tubes de Nass El Ghiwane et se poursuivra au son de la voix de Hamid Kasri, H-Kayn et Hajib. Le 14 juillet la scène s’enflammera avec Hatim Ammor, Mazagan, Carole Samaha et Daoudi. Enfin, le 15 juillet, ce sera au tour de Fatima Tahihit, Rais Tijana, Najat Aatalou et Don Big, de conquérir le public safiot.
Initié par la Fondation Safi Horizon et le réalisateur Nour-Eddine Lakhmari, également président du festival «Amwaj Assafi», cet évènement qui souffle sa deuxième bougie assigne l’une de ses principales volontés : assurer le rayonnement de la ville de Safi à travers son patrimoine culturel et identitaire. «En tant qu’homme de culture grâce à mon travail de cinéaste, je me sens impliqué par la vie culturelle. Safi incarne de plus, une mosaïque culturelle par ses communautés, son histoire, nombre de civilisations s’y sont succédé. Les premiers réalisateurs du Maroc en sont originaires, je suis moi-même un enfant de cette ville, et au fil de mes voyages, en découvrant de nombreux festivals, j’ai eu envie de fêter ma ville que je sentais à l’abandon. Et surtout, je souhaitais que Safi puisse offrir un apport positif à la population mais aussi à sa jeunesse. Seuls l’art et la culture sont porteurs d’espoir pour nos jeunes. Si nous ne voulons pas les voir fuir vers d’autres pays, nous devons leur montrer que nous avons une richesse au sein de notre pays et qu’ils peuvent s’y impliquer, nous avons grand besoin d’eux», a précisé Nour-Eddine Lakhmari au Soir échos.
Selon les organisateurs, ce festival est aujourd’hui inespéré, car la première édition tenait du miracle : «L’édition 2009, s’est tenue avec peu de moyens et pourtant les festivaliers étaient fidèles au rendez-vous chaque jour, ce fut une incroyable surprise ! A présent, nous pouvons proposer une programmation riche et nous attendons les safiots encore plus nombreux. Ils ne cessent de nous demander quand le festival débutera. Nous avons sondé la population afin de savoir quels artistes elle affectionnait afin de mieux répondre à ses attentes. En marge du festival, des activités destinées à la jeunesse se tiendront sur la plage. Des tables rondes et des ateliers de peinture seront proposés aux enfants».
Côté artistique, pour le groupe Mazagan, ce festival est une belle rencontre «car en tant qu’artiste, on a besoin d’un contact direct avec la scène. Un tel évènement est très important, il permet d’aller à la rencontre du public, rien ne vaut un concert débordant d’énergie. Une énergie que nous pouvons exprimer et partager avec les safiots. Notre groupe est d’ailleurs issu de El Jadida, nous sommes particulièrement heureux de revenir dans notre région, cela a toujours un goût exceptionnel», a expliqué Issam, membre de Mazagan, au Soir échos.
Pour l’heure, le festival «Amwaj Assafi» 2010, qui a bénéficié d’un budget de 200.000 dirhams, attend plus de 70.000 festivaliers.


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