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Sanglants affrontements dans le centre du Caire

Cinq personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées, hier, au Caire, dans une attaque contre des manifestants qui réclamaient le départ des militaires du pouvoir.

egypte

De violents combats entre les assaillants, non identifiés, et les protestataires, rassemblés depuis plusieurs jours pour réclamer le départ des militaires du pouvoir, ont continué hier, faisant 5 morts et une cinquantaine de blessés.

Alors que la campagne électorale en vue du premier tour de la présidentielle prévu les 23 et 24 mai a débuté, la tension entre la rue et les militaires au pouvoir se poursuit. Hier, cinq personnes ont été tuées et 50 autres blessées, après que des assaillants ont attaqué un rassemblement contre la junte militaire au pouvoir, près du ministère de la Défense au Caire, ont indiqué des services de sécurité à l’AFP. L’attaque a provoqué de violents combats entre les assaillants, non identifiés, et les protestataires, rassemblés depuis plusieurs jours pour réclamer le départ des militaires du pouvoir, les deux camps faisant usage de cocktail molotov et de pierres, selon la source des services de sécurité. Les affrontements se sont poursuivis jusqu’en milieu de matinée, selon la télévision d’État. Parmi les manifestants figuraient des partisans du candidat salafiste, Hazem Abou Ismaïl, écarté de la course présidentielle par la commission électorale.

Remaniement

Dans le même temps, le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir, tarde à mettre en œuvre le remaniement ministériel, précédemment annoncé par la confrérie des Frères musulmans, majoritaires dans le pays. En effet, la confrérie avait annoncé, lundi, sur son site Internet que le président de l’Assemblée constituante, Saad el-Katatni, l’un de ses membres, avait reçu un appel du CSFA lui promettant un remaniement imminent. « Il n’y a rien de nouveau. Nous attendons toujours. La balle est dans leur camp. Les séances du Parlement sont toujours suspendues et reprendront dimanche. S’il y a du nouveau d’ici là, nous adopterons une nouvelle position », a indiqué, mardi, Essam al-Eriane, un haut responsable de la confrérie. Pour le moment, en tout cas, c’est la confusion qui règne.

Confusion

Le quotidien pro-gouvernemental Al-Gomhouriya affirmait dans son édition du mardi qu’un remaniement aura bien lieu mais ne concernera que quelques ministères et non tout le gouvernement, comme le réclament les Frères musulmans. « Le gouvernement de Kamal Ganzouri restera en place jusqu’à fin juin, qui marquera la fin de la période de transition », a souligné le ministre chargé des Affaires parlementaires, Mohammed Attiya, dans le journal Al-Ahram. « A ma connaissance, il n’y a pas de remaniement ministériel. Et s’il se fait, le Premier ministre l’annoncera lui-même », a, de son côté, indiqué la ministre du Plan et de la coopération internationale, Fayza Aboul Naga, citée par le quotidien indépendant Al-Chourouq. ◆

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