« Au passage à niveau, priorité à la vie »
Le Maroc et la Turquie se sont associés pour la première fois cette année, à la Journée mondiale de sécurité routière aux passages à niveau (points d’intersection entre la route et la voie ferrée). Cette manifestation connue sous le nom de code ILCAD (International Level Crossing Awareness Day) est la 5e édition d’une opération associant plus de 40 pays à travers le monde.

L’inconscience et les infractions au code de la route sont à l’origine des accidents aux passages à niveau.
L’objectif de cette journée est la sensibilisation du public aux dangers liés au franchissement des passages à niveau. L’ONCF a prévu dans ce cadre de lancer une campagne de communication, qui s’étalera sur une période de quinze jours à partir du 1erjuin. Distribution de flyers dans les écoles et dans les auto-écoles, affichage dans les gares et les endroits stratégiques, diffusion de messages à la radio et à la télévision … La sensibilisation et l’éducation restent le moyen le plus efficace pour la lutte contre les comportements à risque.
Bilan et perspectives de l’action de l’ONCF
Il faut savoir que le poids d’un train, roulant à 90 km/h, ne lui permet de freiner sa course qu’au bout de 800 m alors qu’une voiture roulant à la même vitesse pourrait le faire au bout de 70 m seulement. Or la plupart des accidents qui arrivent sur les PN, chez nous comme partout ailleurs dans le monde, sont dus à l’inconscience des personnes qui franchissent ces passages et/ou à des infractions au code de la route. Dans le cadre du programme ONCF de suppression des PN et de leur remplacement par des ouvrages de franchissement plus sécurisés, Mohamed Rabie Khlie, Directeur Général de l’ONCF et Lahbil El Khatib, gouverneur de la province de Nouaceur ont procédé lors de cette journée, à l’inauguration d’un pont-rails en remplacement d’un PN à Bousskoura et au lancement des travaux de construction de deux ponts-routes en remplacement des PN actuels entre Nouaceur et Berrechid. Selon son Directeur Général, l’ONCF déploie une stratégie qui consiste à ne plus créer de nouveaux PN sur les nouvelles lignes et à accélérer la cadence de suppression des PN existants en donnant la priorité à ceux situés dans des zones à grand trafic ou à forte densité urbaine. Ainsi le rythme de suppression est passé de 2 par an avant 2005 à 15 par an pour la période 2005-2009, pour atteindre progressivement 20 à 40 passages par an à l’horizon 2015.◆
Une suppression progressive
Entre 2005 et 2009, 77 passages ont été supprimés pour un coût de 50 milliards de centimes. Le budget alloué pour la période 2010-2015 est de 60 milliards de centimes, auxquels il faut ajouter 30 milliards de centimes pour la construction de passerelles et de clôtures le long des emprises ferroviaires à forte agglomération.











