Le ministère rassure et encourage les bacheliers
Des centaines de parents ont observé un sit-in mardi à Rabat devant le siège de l’académie régionale de l’Education nationale. Motif de leur colère : les notes de leurs enfants qui ont été communiqués via un site internet seraient erronées. Le ministre tient à rassurer.
« Faute mortelle » ! C’est ainsi que les parents d’élèves ont qualifié les résultats du baccalauréat annoncés mardi par le ministère de l’Education nationale sur le site de collaboration et de communication Taalmim.ma. D’après plusieurs étudiants, « les notes ne correspondent pas au niveau des étudiants. Ceux qui sont brillants se sont retrouvés avec des notes très insuffisantes alors que les moins doués ont été heureux d’avoir des notes à 2 chiffres, voire excellentes ». Les étudiants se sont rapidement rendu compte qu’il y avait un problème dans le site Taalim. Le ministère de l’Éducation nationale a publié à ce propos un communiqué pour affirmer que « le site Taalim.ma a en effet publié des notes erronées », peut-on lire dans le communiqué.
L’erreur est informatique
Pas de panique, l’erreur est bien plus qu’humaine. « Il y a eu une erreur dans la publication des notes. Le système du site Taalim.ma a connu un bug. Ce sont des choses qui arrivent. L’année dernière, tout s’est très bien déroulé. Cette année-là, il y a ce problème technique au niveau du site uniquement », explique Khadija Ben Chouikh, directrice de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation du Grand Casablanca. Ceci dit, si la machine s’est trompée, les humains, eux, n’ont pas le droit à l’erreur surtout quand il s’agit d’annoncer une réussite ou un échec. « Je comprends l’angoisse des gens, mais qu’ils soient rassurés. Toutes les données et tous les résultats officiels sont sécurisés chez nous au ministère. Ils sont consignés par les enseignants et certifiés le jour de la délibération. Normalement, vendredi, les étudiants et les parents pourront connaître les notes définitives du baccalauréat », rassure Ben Chouikh. ◆
Chiffres clés
Bonne nouvelle pour les futurs bacheliers. L’arrêté du ministère de l’Education nationale sur les rattrapages a été revu. Les étudiants auront droit à la note supérieure des deux notes dans leurs épreuves. Pour ce qui est des rattrapages, la date de l’examen régional est prévue pour le 3 et le 4 juillet alors que l’examen national est prévu pour les 10,11 et 12 juillet. D’après le communiqué du MEN, le nombre des candidats a été de 451 953 et le total de ceux qui ont réussi leurs épreuves est de 163 506. 48,96 % est le taux de réussite des étudiants scolarisés, alors que les candidats libres qui ont réussi ont atteint les 15,21 %. Enfin, les étudiants qui seront autorisés à passer la session de rattrapage sont au nombre de 164 271 étudiants. « Au lieu de rouspéter, les étudiants qui ont un rattrapage n’ont qu’à bien réviser, je trouve qu’ils n’ont pas de si mauvais résultats. Ils peuvent avoir facilement leur bac lors des rattrapages ! », conclut Benchouikh.













Quel fracas! On se félicite d’une réussite de moins de 50% alors que le ministère de l’éducation et le cadre enseignant se réjouissent de cet échec scolaire et perte de ressource humaine et financière dans un système éducatif qui pénalise les étudiants marocains d’année en année.
Ni le ministère, ni le corps enseignant ne sont pris comme responsable de livrer un enseignement avec une réussite avoisinant les 90%.
Le système ne délivre ni son programme ni un apprentissage à tous les étudiants. L’échec des étudiants est la faute du système en place et des professeurs et non des étudiants. Les programmes devraient être enseignés dans un contrôle continue et compris par tous les étudiants qui prennent part, or les buissonniers doivent être exclus des examens et virés des établissements scolaires laissant la place au sérieux, comme d’ailleurs les mauvais et incompétents professeurs doivent être recyclés ou virés aussi.
Le système doit être revu en sa totalité afin de garantir une réussite proche de 100%. (Le cas Anglais atteint 97.6% de réussite aux A Levels (Bac). Pourquoi rester inactif et toujours avec un regard sur l’échec scolaire en France, au lieu de puiser une nouvelle réussite chez-soi ou ailleurs?
Dr Ben Kirat