Nouvelle association pour les propriétaires de taxis
L’Association des personnes à besoins spécifiques détentrices de licence de taxi voit le jour. Son objectif : gérer les problèmes entre locataires et propriétaires de taxis.

La nouvelle association entend représenter et encadrer les personnes à besoins spécifiques détentrices des agréments de taxi.
«Dans le cadre de la mouvance collective que connaît notre pays et le vide institutionnel au niveau des détenteurs de licence de taxi à besoins spécifiques et à l’occasion des débats actuels concernant les licences des chauffeurs de taxi, un groupe de ces derniers a décidé de créer une association afin de rendre effectif tout genre de débat concernant leur fonction (…) L’association adoptera une approche participative parallèle au processus démocratique que connaît notre pays », peut-on lire dans le communiqué attestant la mise sur pied de ce nouveau groupement. Selon son secrétaire général Hassan Laazazi, la mission de l’association sera de « représenter et encadrer les personnes à besoins spécifiques détentrices des licences de taxi, défendre leurs intérêts et être à leurs côtés lors des litiges ou encore lors de la conclusion du contrat de location, participer au débat national sur l’économie de rente, et spécialement sur les licences de taxi ».
Désaccords
En clair, il sera surtout question de régulariser les conventions qui lient les locataires avec les propriétaires de taxis. A l’en croire, certains chauffeurs de taxi ne payent pas régulièrement leurs mensualités. Il se pose en outre le problème de la durée du contrat de location de la licence. En vertu d’un contrat modèle établi par la wilaya de Casablanca, si une personne loue une licence de taxi pour 6 ans, la durée sera automatiquement doublée sans l’accord du propriétaire. Les détenteurs de licences ne cautionnent pas leur mise à l’écart lors de la conception de cette convention. « Désormais, pour louer une licence de taxi, il faudra retirer un contrat modèle auprès de la wilaya de Casablanca, le compléter, et le légaliser, c’est en quelque sorte un contrat d’adhésion. Ce contrat a été rédigé par la wilaya en accord avec les syndicats des chauffeurs de taxi, mais les détenteurs des licences n’ont pas été consulté », confie Laazazi. Il propose une révision de ce texte « qui ne respecte pas les intérêts des détenteurs de licences ». L’association se veut indépendante. Elle ne se réclame d’aucune affiliation syndicale ni politique. Toutefois, elle n’exclut pas une collaboration avec d’autres groupements associatifs qui défendent les mêmes intérêts. D’après Hassan Laazazi, leurs activités vont s’étendre sur l’ensemble du royaume. ◆











