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Réparation communautaire : touche finale du CNDH

Le siège du CNDH a accueilli, mercredi après-midi, la signature du lancement de la dernière tranche du programme de réparation communautaire. Pas moins de 11 associations ont bénéficié du projet.

Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), en association avec la Fondation CDG, ont procédé à la signature de contrats de subventions au bénéfice de 12 projets dans les provinces d’Azilal, de Khémisset et de Tan-Tan. Cette cérémonie entre dans le cadre du financement de la dernière tranche du programme de réparation communautaire, et ce au bénéfice de 11 associations.
En présence de Driss El Yazami, président du CNDH, et M’hamed Grine président de la CDG, la cérémonie organisée à cet effet entre dans le cadre des réparations entreprises par l’État à destination des régions et communautés ayant souffert de violations graves des droits humains. Financé par le ministère de l’Intérieur à hauteur de 12 millions de dirhams, le programme concerne quatre types de projet : la préservation active de la mémoire (un projet), le renforcement des capacités des acteurs locaux (deux projets), l’appui aux activités génératrices de revenus (cinq projets) et l’intégration de la femme et de l’enfant (quatre projets).

Plusieurs sources de financement

Lancé en 2007, à la suite de la mise en œuvre du suivi des recommandations de l’Instance équité et réconciliation, le programme de réparation communautaire est destiné aux « communautés considérées comme ayant souffert collectivement, de manière directe ou indirecte, des séquelles des violations graves des droits de l’Homme perpétrées par le passé », a rappelé Driss El Yazami dans son allocution.
Un total de 58 millions de dirhams ont été alloués à ce programme, financé par les services déconcentrés de l’État, les collectivités locales, l’UE et d’autres sources internationales de financement.
La réparation communautaire se veut un outil de réconciliation entre l’État et ses citoyens, à travers la reconnaissance de la responsabilité de l’État et le rétablissement de la confiance entre l’État et ses citoyens. Pour cela, un processus progressif de discrimination positive devrait être mis en place dans les régions concernées par les graves atteintes aux droits de l’Homme, tout particulièrement lors de la période dite des « Années
de plomb ». ◆

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