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« Je compte réaliser un palmarès »

Après un début de saison raté en tant que coach de l’OCK, Youssef Lemrini a atterri à Kénitra où il a pris les rênes du KAC. Entretien.

Le-KAC

Le KAC a bien entamé la phase retour en signant trois victoires consécutives.

L’arrivée de Youssef Lemrini sur les rives du Sebou a coïncidé avec la nomination d’une commission provisoire à la place de Hakim Doumou, démissionnaire, et avec la trêve du championnat qui a donné une seconde jeunesse aux Gharbaouis. L’entraîneur a réalisé un bon début avec son club en cette deuxième partie de saison, en engrangeant neuf points sur les douze possibles. Ainsi, après trois victoires consécutives face au Wydad de Fès (WAF), l’Ittihad Zemmouri de Khemisset (IZK) et l’Olympic Club de Safi (OCS), le KAC de Kénitra s’est incliné face au leader du championnat, le FUS de Rabat. Le club tentera de reprendre le chemin de la victoire en accueillant ce week-end l’Olympique de Khouribga.

Votre arrivée a donné un nouveau souffle au KAC. Comment expliquez-vous cette réussite ?
J’ai atterri au bon moment car mon arrivée a coïncidé avec la fin de la crise au KAC. Les joueurs ont vécu des moments difficiles car ils ne recevaient plus leurs salaires. Actuellement, avec la collaboration entre la commission provisoire qui dirige le KAC et les autorités locales, tout est rentré dans l’ordre.

Youssef-Lemrini

Youssef-Lemrini

Maintenant que vous êtes bien établi au sein du club et que vous connaissez de près vos joueurs, quels seront vos objectifs pour le reste de la saison ?
En premier temps, l’objectif était le maintien du KAC parmi les équipes de la Pro Elite, puisque, lors de mon premier contact avec le club, les responsables ont été clairs à ce sujet. Ils m’ont informé qu’ils veulent tout simplement maintenir l’équipe en première division. Mais, comme j’ai trouvé de bons jeunes éléments, j’ai relevé la barre très haut, pour jouer les premiers rôles.

Changeons de cap pour le football au Maroc, en général. En tant qu’entraîneur marocain affirmé, comment voyez-vous l’avenir du football professionnel au royaume  ?
Le football marocain nécessite beaucoup de réformes pour arriver au stade du vrai professionnalisme. C’est toute une structure qu’il faut faire évoluer.

Comment voulez-vous réaliser un pas de géant vers l’avenir du football marocain, alors que les terrains de jeu sont impraticables ?
Et ce n’est pas tout. Je peux même vous affirmer que beaucoup de joueurs ne reçoivent plus leurs primes et leurs salaires. Pour conclure, je parlerai des bases qui forment nos footballeurs, c’est-à-dire les centres de formation, qui n’ont pas encore vu le jour. Donc, les conditions ne sont pas encore réunies pour un vrai décollage, et cela sans parler des mentalités qui résistent au changement.

Que dites-vous de la place de l’entraîneur marocain au sein de cet échiquier ?
Je pense que les compétences existent, et qu’il faudra leur accorder une confiance qui leur permettra de s’épanouir.  D’ailleurs, les exemples sont légion et beaucoup d’entraîneurs marocains ont réussi à faire leurs preuves au sein de leurs équipes.  Néanmoins, il faut assurer la continuité en multipliant les sessions de formation continue.

Un dernier mot…
Je souhaite continuer cette série rose en compagnie du KAC avec lequel je compte réaliser un palmarès. ◆

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