Un match Italie-Espagne à couper le souffle
Italie-Espagne, c’était un régal. La belle performance des deux équipes a laissé plus d’un prédire l’une ou l’autre équipe championne de cet Euro 2012. Le score nul, 1-1, reste tout de même juste pour les deux pays.
L’Italie a évolué. Loin de son système du Catenaccio, la squadra a régalé contre le champion du monde en titre et d’Europe, l’Espagne. Une belle performance des deux équipes qui ont joué le plus beau football de la compétition à cette heure. Le match nul est logique et aussi passionnant qu’un 1-1 puisse l’être. Il a été aussi divertissant puisque Super Mario Balotelli se trouvait sur le terrain. L’attaquant de la squadra et des Citizens, champions d’Angleterre, est connu pour ses prises de tête. Dans ce match, Mario a confirmé. Lors d’une action de but, il voulait bien faire et sûrement fixer Casillas, en essayant de voir de quel côté le portier du Real allait anticiper, histoire de la lui faire à l’envers. Mario a hésité, et Ramos est revenu sortir le ballon en touche. Raté pour le Super Mario italien. Cesare Prandelli n’a pas hésité également : il a vite remplacé le Balotelli national. Son action ratée va peut-être lui coûter sa place de titulaire, d’autant plus que son remplaçant, Antonio Di Natale, n’a pas traîner pour inscrire le premier but de la Nazionale. Un coup dur pour Super Mario. Cassano, de son côté, s’est montré plus à son avantage. Ou, en tout cas, moins à son désavantage. Actif, juste techniquement et très entreprenant pour quelqu’un qui a failli y passer il n’y a pas si longtemps, il a toutefois laissé comme une impression mitigée. Aussi, au regard de sa décisive entrée, il est au moins envisageable de penser Antonio Di Natale tel un titulaire. Surtout que Cassano, voire Mario, pourraient justement en être les principaux bénéficiaires.
Buffon contre Casillas
Ce sont les deux héros de la rencontre. Buffon, le gardien de la Squadra, et Casillas, le Keeper de la Roja. L’Espagne peut se vanter d’avoir un gardien de ce niveau. Iker est un saint à Madrid. Lors de ce match, il a pu sortir plusieurs ballons de but. La défense sait que derrière se trouve San Iker, donc on se concentre sur le jeu. Pour Gigi Buffon, l’Italien, sa défense l’a joué au courage et en déviations pour barrer la route des Espagnols, toujours un pied, une cuisse, un dos. Il peut compter sur sa défense, comme elle sait de son côté que Buffon est un mur, simplement le meilleur. La défense italienne a, tout de même, affirmé une solidité toute transalpine, mais devra toutefois se montrer vigilante contre la Croatie, puisque les trois titulaires de la défense plus Maggio ont été avertis. Le gardien du temple, Gianluigi Buffon, est sur un nuage, fier surtout de son face à face contre Torres : « Lorsque j’ai empêché Torres de marquer ? Je me suis souvenu de l’époque où je jouais libero », a déclaré le meilleur gardien de l’Italie. ◆


