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Une année sereine pour les sociétés de financement

L’exercice 2011 a été satisfaisant pour les sociétés de financement tant au niveau de leur activité que celui des réalisations de l’Association professionnelle des sociétés de financement.

Guichetier

Le rapport de l’APSF met en évidence la prédominance des crédits à la consommation avec 43 milliards de dirhams.

Dans un environnement caractérisé par toute sorte de bouleversements tant économiques que financiers et politiques, aux niveaux national, régional et mondial, les sociétés de financement continuent à mener leurs activités dans la sérénité. Pour preuve, les concours à l’économie des sociétés de financement se sont établis, à fin décembre 2011, à 128,1 milliards de dirhams, en progression 9,1% par rapport à fin 2010. C’est ce qui ressort du rapport annuel du Conseil à l’Assemblée Générale de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF). Mais le plus important concernant ce rapport est qu’il retrace de manière exhaustive l’évolution des concours de chaque métier de financement à l’économie nationale en 2011 et l’action professionnelle de l’APSF durant l’exercice 2011 et les premiers mois de 2012.

De nouvelles dispositions

C’est ainsi qu’il met en évidence la prédominance des crédits à la consommation avec 43 milliards de dirhams. Leur concours est en progression de 4,5%  par rapport en 2010. Le crédit-bail arrive en deuxième position avec 39,8 milliards de dirhams, en amélioration de 8%. Le crédit immobilier à lui généré 37,8 milliards de dirhams. Il a cru de 13,0%. Quant à l’activité mobilisation de créances, elle a progressé de 41,7% à  3,4 milliards. Le factoring a pour sa part concouru pour 3 milliards de dirhams dans l’économie.  Celui-ci est en hausse de 19,7%. Il est suivi par l’activité fonds de garantie (+ 23% à 513 millions de dirhams) et le financement des associations de micro-crédit (+ 9,1% à 630 millions de dirhams). Le rapport présente également, comme précité, les actions menées par l’APSF durant 2011-2012. Le moins que l’on puisse dire est que l’exercice 2011 et les premiers mois de l’année 2012 ont été aussi  denses que variés. Ceux-ci ont été d’abord marqués par l’aboutissement de certaines démarches entamées il y a fort longtemps portant sur la possibilité qui vient enfin d’être donnée aux sociétés de financement de procéder, à l’instar des banques, à la radiation de leurs créances en souffrance anciennes et de présenter au public des opérations d’assurances. Au cœur des arguments de l’association: « étendre aux sociétés de financement, quand elles les concernent, les dispositions applicables aux autres établissements de crédit », note le rapport. De même, l’APSF a su faire entendre la voix des sociétés de financement concernant les projets de textes réglementaires que devait adopter le Comité des établissements de crédit. A titre d’exemple, l’on notera, à l’initiative de l’APSF, le maintien à 20% du coefficient maximum de division des risques qu’il était question de réduire initialement à 15%.

Développement des métiers de financement

Par ailleurs, l’APSF a établi des passerelles avec la Justice, ce qui promet de nouvelles perspectives en matière de gestion de dossiers contentieux. « La rencontre avec le président de la Cour d’Appel de Commerce de Casablanca a d’ores et déjà permis une meilleure connaissance mutuelle des opérateurs et des juges et une meilleure compréhension des déterminants de l’activité de chacun », explique le rapport. S’agissant du médiateur de l’APSF, dispositif rendu opérationnel depuis 2010, son action s’est, selon la même source, inscrite dans la continuité de l’exercice précédent, prodiguant ses conseils en vue d’une solution amiable même quand les différends dont il a été saisi ne relevaient pas de ses compétences. Enfin, au chapitre des questions catégorielles, la réflexion s’est poursuivie à propos des perspectives de développement des métiers. Il en a été ainsi du crédit à la consommation du fait de l’exacerbation de la concurrence externe ainsi que du factoring du fait de l’entrée de nouveaux opérateurs bancaires sur le marché. Cela devrait, sans doute, permettre de poser les déterminants d’un nouveau business model de certains des métiers de financement et, surtout, renforcer leur capacité à financer la consommation des ménages et l’investissement des entreprises. ◆

L’APSF sollicitée par l’UBM

Son expérience, les réalisations en faveur de ses sociétés membres, mais aussi la singularité du Maroc pour ce qui est de l’existence de métiers de financement spécialisés, ont valu à l’APSF d’être sollicitée par l’Union des Banques Maghrébines pour faire part aux opérateurs des autres pays du Maghreb de l’expérience marocaine en matière de gouvernance ; et ce à l’occasion de la Conférence des Présidents des Banques Maghrébines tenues le 21 juin dernier à Alger. L’APSF a montré combien il est essentiel pour une Association de fonder son action sur un processus de décision collectif et de promouvoir auprès de ses partenaires un climat empreint de transparence et de confiance mutuelle. Autant de préalables, soulignons-le, de la bonne gouvernance.

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