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Société

30 décembre 2011

Une oreille à l’écoute du consommateur

Ecrit par

L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a annoncé, cette semaine, la création d’un centre de relation avec le consommateur. Après Rabat et Salé, d’autres villes en seront prochainement dotées.

« Allô ? Mon fils a eu une intoxication alimentaire après avoir mangé un hamburger au snack x ». Il sera désormais possible d’effectuer ce genre d’appels dès le 2 janvier, date du lancement du premier centre de relation avec le consommateur de l’Office national de sécurité sanitaire et des produits alimentaires (ONSSA). « C’est un moyen de communication mis à la disposition des consommateurs afin de répondre à leurs demandes d’informations concernant la salubrité et le contrôle sanitaire des produits alimentaires, de recueillir leurs réclamations et d’être toujours à leur écoute », nous détaille Hamid Benazzou, DG de l’ONSSA. Avant d’ajouter que «notre souhait de faire de notre office un organisme citoyen au service des citoyens ne soit pas un vœu pieu. »

Conseillers au bout du fil

En d’autres termes, les consommateurs pourront faire appel à ce centre pour « avoir des conseils sanitaires (achat de produits alimentaires facilement périssables, conditions de conservation de ces produits) et se renseigner en cas de crises sanitaires », ajoute la même source. Qu’en est-il des plaintes ? Seront-elles enregistrées? Oui, nous confirme l’Office. « Les consommateurs pourront y déposer des réclamations concernant une non-conformité sanitaire (achat d’un produit périmé, conditions d’hygiène et de conservations des produits alimentaires dans les points de vente contrôlés) ».

Après Rabat et Salé,  « un délai de 6 mois est raisonnable pour étendre les services de centre de relation aux autres villes du Royaume ».
ONSSA

Au départ, seuls les habitants des villes mitoyennes de Rabat et de Salé- qui font souvent figurent de cobayes – pourront composer le 080 100 36 37. (du lundi au vendredi, entre 9h et 15h) Un choix qui a ses explications, selon l’ONSSA. « Cela nous permettra de collecter réellement des données concernant le type de questions et d’interrogations que poseront les consommateurs, ainsi que le type de réclamations et le volume des appels reçus ». A posteriori, une évaluation de l’ensemble de ces interrogations pourra être réalisée. A la question de savoir à quel moment les prochaines villes seront dotées d’un Centre de relation avec le consommateur, l’ONSSA nous répond « qu’un délai de 6 mois est raisonnable pour étendre les services de centre de relation aux autres villes du Royaume ».

La traçabilité, une priorité

L’un des domaines essentiels dans la garantie d’une bonne sécurité alimentaire est celui de la traçabilité. Dans ce sens, un appel d’offres a été lancé par l’ONSSA le 23 décembre dernier, pour la mise en place d’un système national d’identification et de traçabilité. Pour rappel, la traçabilité des aliments est une obligation fixée par la loi 49-99 (secteur avicole), et la loi 28-07 sur la sécurité nationale des produits alimentaires. La traçabilité permet donc de disposer d’une sorte de curriculum vitae des denrées alimentaires. En connaissant le parcours, « les entreprises agroalimentaires peuvent réagir rapidement, d’une manière proactive, suite à un rappel de produits », précise l’ONSSA.

Seul élémént rassurant, savoir que la période hivernale n’est pas une période à hauts risques pour les aliments sensibles. Le froid a de bons côtés. Méfiance tout de même! Lorsqu’il s’agit d’alimentation, le mal est sournois.◆

Des brigades mobiles de contrôle

La police qui fait une descente pour intercepter des suspects ? On connaît. La fourgonnette de l’assistance sociale qui fait fuir les mendiants ? On connaît. Mais la brigade anti-aliments impropres à la consommation ? On connaît moins. Ce fut la nouveauté apportée par l’ONSSA dès sa mise en place en janvier 2010.  Près de 10.000 descentes ont déjà été effectuées par ces inspecteurs pas comme les autres. Poissons, viandes rouges, lait et produits laitiers,…Rien n’est laissé au hasard. En 2010, ces brigades ont contrôlé, « pour ce qui est des produits animaux et d’origine animale, 500.000 tonnes de produits de la pêche, 245.000 tonnes de viandes rouges et 120.000 tonnes de viandes blanches ». Des chiffres présentés lors du Conseil d’administration de l’Office.

Concernant les produits végétaux et d’origine végétale, ces brigades ont réalisé au niveau du marché local « 160.000 interventions et contrôlé 1.500.000 tonnes de produits alimentaires à l’importation ».




 
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One Comment


  1. elidrissi

    Allez dans un gros hyper ou chez l épicier du coin. demandez un truc produit laitier genre dans un pack raïb. vérifiez l étiquette ou demandez le prix. vous lirez ou on vous dira 2.40 à 2.70 dh. reprenez le pack lisez une annonce pour la vente et l incitation à l achat inscrite dessus : 540 grammes. alors question basique, simple, de bon sens : quand on sait que le litre de lait dans son pack, non travaillé, non modifié, à l’état «  »naturelle »" vaut entre 8 et 9 dh, peut on m expliquer comment un pack de raïb de 540 g, donc plus d’un demi-litre vaut moins de 3 dh ????? Pas besoin de commission ou de contrôle pour ça. a la poubelle et on s’interdit soi meme son achat. Le problème pour des produits façonnés alimentaires : le controle c’est avant avec un cahier des charges fourni par le producteur et il doit s’y conformer si autorisation il y a…pour limiter les dépassements… sinon tous ses machins de contrôle à posteriori que l on crée c ‘est inefficace et c est noyer le poisson et autoriser les cancer.. En tout cas tout produit transformé, dans lequel on injecte un produit chimique, quel qu’il soit, même si connu inoffensif, pour lui donner un autre aspect gout, couleur, épaisseur, doivt subir un contrôle avant la mise en vente et autorisé avec indication des autorisation sur l emballage. Par ailleurs le législateur doit prendre des mesures radicales contre les contrevenant au niveau des responsabilités et des indemnisations, en prenant de sévères lois de répressions pénales. LA JUNGLE DOIT CESSER !!!! Car c est nous, la socièté marocaine, qui subissons les avidités en dépense de santé et en prise en charge sociale pour les veuves et les mineurs en cas de décés. si le Maroc doit prendre en charge un débat, c’est bien celui là : celui de la sante alimentaire.



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