Et si la révolution verte marocaine passait par Facebook ?
De nombreux passionnés de l’environnement usent des réseaux sociaux du web pour s’informer et passer à l’action.
Si certaines pages sont inactives ou en friche, d’autres en revanche fonctionnent à plein régime, foisonnantes d’idées et d’informations. Photo Yassine TOUMI
Les écolos du Maroc sont de sacrés surfeurs du web. Une simple recherche sur le réseau social Facebook met en évidence de nombreuses pages traitant les thématiques de l’environnement, de l’écologie ou du développement durable et celles rassemblant des internautes de toutes les régions du royaume. Si certaines pages sont inactives ou en friche, d’autres en revanche fonctionnent à plein régime, foisonnantes d’idées et d’informations. Tel est cas de l’association Bahri, connue pour ses actions de nettoyage des plages et qui ne manque de communiquer sur le réseau social, invitant ses 1 600 membres à chacune de ses opérations.
La voix aux citoyens
Mais au-delà des associations ou des groupes à visées politiques, une des innovations réside dans le fait que via les réseaux sociaux, tous les citoyens peuvent créer des groupes. « Le citoyen a le devoir de devenir une force réelle d’initiative et de promotion des idées d’amélioration de l’environnement et de la protection de notre patrimoine naturel. Le temps est venu pour nous de repenser notre rôle », estime ainsi le groupe Facebook « Citoyens Verts du Maroc ». L’objectif ? Se tenir informer, diffuser les actions, fédérer les énergies ou encore alarmer sur certains problèmes, d’habitude passés sous silence.
Et pour cause, un simple lien posté sur une page peut se répandre comme une traînée de poudre, créant un fort effet mobilisateur. C’est notamment ce qui s’est passé avec la catastrophe de Moulouya survenue à la mi-juillet. La page « SOS Moulouya », forte de plus de 2 000 membres s’est créée très rapidement, avec comme objectif, non seulement d’alarmer sur la situation, de tenir informer sur le long terme, mais aussi de constituer un groupe de pression. Plus récente, la page « Tous contre la pollution à Safi » invite à signer une pétition contre la pollution industrielle de la ville. Derrière cette mobilisation virtuelle, se devine un regard acerbe sur l’action politique pour l’environnement. Lorsque des représentants de partis font une apparition sur les pages de ces groupes, ils sont souvent raillés par les internautes pour leur inaction.
Du virtuel à l’action
Si s’informer est un des premiers motifs de ces groupes virtuels, passer à l’action en est un autre. Tel est le cas de « La tribu des écolos », un petit groupe Facebook de passionnés de la nature. Très actif, le groupe utilise sa page pour relayer des informations sur l’environnement au Maroc et organiser des actions concrètes. Ni association, ni groupe d’amis, il s’agit d’une initiative d’Oussama, un opticien qui a décidé d’agir pour l’environnement à la naissance de sa fille. « Je me suis demandé quel monde nous allions laisser à nos enfants, et j’ai souhaité contribuer au développement durable », nous confie-t-il. Il crée alors une page Facebook dédiée à l’environnement que de nombreux utilisateurs ne tardent pas à rejoindre. L’enthousiasme est au rendez-vous et les internautes expriment le souhait de quitter le virtuel pour passer à l’action. Venus de Tanger, Casablanca, Marrakech ou Rabat, une petite trentaine de passionnés se donnent alors rendez-vous pour une journée d’action sur le site du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah.
« Sans le groupe et les membres, je n’aurais rien pu faire », avoue Oussama, heureux de voir l’initiative prendre de l’ampleur. Ce passionné des questions environnementales conclut : « J’ai remarqué que sur Internet, il y a beaucoup de groupes et d’efforts. Certains disent que les mentalités ne vont pas changer, et que les Marocains n’ont pas de sensibilité au développement durable. Mais c’est faux. Il y a beaucoup de gens qui s’y intéressent. Il faut les encourager à parler et les fédérer ».◆
Des groupes très actifs
Pour tous les passionnés d’environnement, Le Soir échos propose une sélection de quelques groupes Facebook actifs :
« Environnement au Maroc : Forum des ONG » : une initiative qui vise à localiser et rassembler toutes les ONG s’intéressant à l’environnement à travers le pays.« Association Bahri » : un groupe très actif qui organise régulièrement des actions de nettoyage de plages.
« Maroc Solaire, Maroc Sans Nucléaire » : bon relais d’informations sur la thématique de l’énergie nucléaire.
« Citoyens Verts du Maroc » : une plate-forme d’informations active.
« La Tribu des Ecolos » : petit groupe très actif relayant un grand nombre d’informations.





Merci pour l’article. Un groupe qui mérite d’être mentionner est le groupe PROTESA (Protejamos Tetuan y Sus Alrededores = Protégeons Tétouan et ses environs), qui est l’un des pionnier dans la révolution verte marocaine. Le groupe est très actif dans la région de Tétouan.
Quelques exemples d’action du groupe :
Nettoyage de Aïn Zarka: http://www.youtube.com/watch?v=pvU-sX6CmSA
Nettoyage de la plage de Amssa: http://tourisme-tetouan.darrehla.com/journee-de-nettoyage-a-ain-zark/dar-rehla
Plus de photos sur la page Facebook du groupe: http://www.facebook.com/groups/protesa/
c est honte de ne pas mentioné dans votre article le groupe PROTEJAMOS TETUAN Y SUS ALREDEDORES (protesa).c est le lider des groupes civic au maroc pour l environement.chercher et comparer.