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Verre

Après le classement Doing business qui a salué la performance de l’amélioration du climat des affaires et des réformes entreprises par le Maroc, c’est au tour de The Economist, via sa branche d’analyse Economist Intelligence Unit  (EIU) de dresser un portrait, sans complaisance mais toutefois fort positif, sur l’évolution que connaît notre pays. Bien entendu, [...]

Après le classement Doing business qui a salué la performance de l’amélioration du climat des affaires et des réformes entreprises par le Maroc, c’est au tour de The Economist, via sa branche d’analyse Economist Intelligence Unit  (EIU) de dresser un portrait, sans complaisance mais toutefois fort positif, sur l’évolution que connaît notre pays.

Bien entendu, libre à chacun de lire ces indicateurs comme bon lui semble ; soit en insistant sur la dimension positive de ce qui a été accompli, au regard de toutes les contraintes, locales et internationales ; soit en regrettant que tel ou tel aspect n’ait pas été traité comme il se doit. Dans cette confrontation du verre à demi plein ou à demi vide, la vérité reste pourtant la même. Ce qui change, c’est l’angle à partir duquel l’observation est menée, et au delà, la motivation de celui qui la mène. Une chose est sûre : globalement, les avancées ne peuvent être discutées. Sur le plan économique, la croissance est au rendez-vous, malgré la morosité de la conjoncture internationale. Sur le plan politique, les mesures entamées depuis plus d’une décennie se frayent lentement un chemin dans l’inconscient collectif, parce que moins palpables que les chiffres de l’emploi ou de la croissance.

Pourtant, la construction d’un espace démocratique repose sur la bonne marche des deux. Or, le rapport de l’EIU, tout en mettant le doigt sur la difficulté pour le gouvernement à réaliser les engagements de création d’emplois ou de limitation du poids de la caisse de compensation sur les finances publiques, reconnaît les efforts relatifs au contrôle de l’inflation, ou encore la part de la croissance hors secteur agricole, en rappelant la nécessité pour le royaume de lutter contre la corruption, le népotisme et tout ce qui engendre un mépris de la politique quand elle n’est que manœuvres stériles ; mais aussi contre l’informel qui pèse sur le fonctionnement normal des institutions.

En résumé, la conclusion, largement partagée, est que le succès du gouvernement, quel qu’il soit , dépendra de sa capacité à répondre aux attentes sociales des citoyens.

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