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Washington fixe le départ de ses troupes à 2013

Les troupes américaines engagées dans les opérations de combat contre les talibans pourraient quitter le pays l’an prochain selon le secrétaire d’État américain à la Défense. Toutefois, Washington maintiendra certains de ses effectifs dans le cadre de la formation des soldats afghans.

Des soldats américains de la force internationale(Isaf) stationnés dans la province afghane Ghazni le 2 février.

Des soldats américains de la force internationale(Isaf) stationnés dans la province afghane Ghazni le 2 février.

Le secrétaire d’État américain à la Défense, Leon Panetta, a annoncé jeudi que les troupes américaines pourraient mettre un terme à leur opération de combat en Afghanistan en 2013. « Notre objectif est d’achever toute cette transition en 2013 et nous espérons qu’entre le milieu et la fin de 2013, nous pourrons passer d’un rôle de combat à un rôle d’assistance et de conseil. L’an prochain sera donc une année encore plus critique parce que nous allons procéder aux transitions finales  et ce sera parmi les plus difficiles », a-t-il déclaré. La France, également engagée dans les combats sur le sol afghan, a annoncé le retrait de ses troupes à fin 2013 au lieu de 2014, prévu initialement. « Après le retrait de nos forces combattantes, la France restera engagée dans la formation de soldats afghans », avait aussi précisé Nicolas Sarkozy, il y a quelques jours. Aussi, force est de souligner que des pourparlers sont actuellement en cours entre les États-Unis et les talibans au Qatar en vue de négocier la paix après ce probable départ des forces occidentales.   Par ailleurs, un rapport de l’OTAN publié, mercredi, par la presse britannique risque fort d’envenimer les relations, déjà très tendues, entre le Pakistan et l’Afghanistan.

Double jeu

Le document accuse, en effet, les services secrets pakistanais de prêter main forte aux talibans afghans dans leur combat contre le pouvoir établi à Kaboul. Un coup dur pour la ministre des Affaires étrangères pakistanaise, Hina Rabbani Khar, qui était en visite officielle le même jour en Afghanistan. « Nous n’avons pas de but inavoué. Nous considérons que toute menace à la souveraineté de l’Afghanistan est une menace à l’existence de notre pays », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse rapidement concoctée pour démentir les conclusions dudit rapport. L’Alliance atlantique a également appelé les protagonistes à considérer les détails du document avec beaucoup de réserves dans la mesure où la plupart des allégations sont basées sur des témoignages de prisonniers talibans, donc très peu fiables. Mais, il n’en demeure pas moins que ce document confirme les soupçons de Washington qui reprochait à Islamabad, il y a quelque mois, de jouer un double jeu en soutenant les talibans afghans et en recevant en même temps plusieurs milliards de dollars par an dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.◆

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